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Auteur Sujet: Cauchemar sous les arbres [Terminé]  (Lu 1556 fois)
Timothée
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Le semeur de joie


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« le: Septembre 05, 2009, 05:52:42 pm »

Le royaume de Mercie était un agréable pays. Timothée n’était pas déçu de s’y être rendu. Voilà maintenant trois jours qu’il offrait ses spectacles à Snotthingam. En échange, la ville moyenâgeuse lui faisait profiter de sa paisible ambiance. L’enfant avait presque l’impression d’avoir fait un bond dans le temps en arpentant les rues de la cité, ce qui l’émerveillait. Il n’avait guère de passion pour le modernisme, alors s’en éloigner un peu était pour lui de vraies vacances. Si un jour il devait habiter quelque part, ce serait surement là. Mais il devait continuer son voyage. Encore quelques jours et le bienveillant vagabond s’en irait vers des horizons plus sombres, à la rencontre de la tristesse. Il poursuivait inlassablement l’œuvre de Bonnétoile.

Pour l’heure, toute fois, le souriceau ne songeait pas à cela. Il avait terminé une représentation et se sentait las. Le soleil s’abaissait, le soir s’approchait. La nuit, il la passerait à Deerwood. Cette forêt lui plaisait tout autant que la ville. Il y avait fait une petite promenade le jour durant et avait décidé d’y dormir. D’après ce qu’il avait entendu de ce verdoyant endroit, des brigands y habitaient, mais à la manière de Robin des bois, ils s’en prenaient qu’aux riches. L’enfant n’avait donc rien à craindre. Toutes ses possessions tenaient dans un baluchon. Il gardait peu d’argent sur lui, juste de quoi se remplir l’estomac pendant un jour ou deux. Le reste, il le dépensait en bonbons et autres gourmandises ou bien il le donnait à des nécessiteux.


* Et puis, si je rencontre des voleurs, je leur offrirais un spectacle à eux aussi ! * se disait-il alors qu’il marchait.

Le jeune mobien quittait Snotthingam et suivait une petite route en direction de la forêt. Bientôt, la route devint un chemin et les arbres se montrèrent de plus en plus nombreux. Le ciel vide de nuage était encore clair. L’astre du jour baignait de sa chaude lumière le beau paysage campagnard. En cette fin d’été, il ne fallait pas redouter la fraicheur nocturne. La soirée promettait d’être agréable. Timothée sifflotait un air joyeux dont la mélodie provenait d’un musicien qu’il avait croisé le matin. Il poursuivait sa marche tranquillement sans vraiment savoir où il allait précisément. Il fallait juste prendre garde à ne pas s’égarer. Le reste était sans importance.

Un petit quart d’heure plus tard, le soleil couchant était devenu écarlate. Deerwood paraissait s’embrasé. Le Petit Mage fit halte pour admirer le spectacle de dame nature. Puis, il décida de quitter le chemin. Il pensait s’être suffisamment enfoncé dans la forêt. Il ne restait plus qu’à trouver un endroit confortable où s’installer. Il le trouva bientôt quand il pénétra dans une petite clairière. Celle-ci était traversée par un ruisseau à l’eau limpide. Le souriceau en profita pour étancher sa soif puis il s’assit dans l’herbe. Le crépuscule s’avançait et avec lui, l’obscurité. Il les attendait. Après quelques minutes de passivité, il s’allongea, les bras croisés dernière la tête. Au dessus de lui, le ciel. Et dans le ciel, les étoiles naissaienent. Difficile de se lasser du visage céleste. Absorbé dans sa contemplation, bercé par le doux bruit du ruisseau et les apaisants parfums de la forêt qui s’endormait, Timothée se mit peu à peu à somnoler.

« Dernière édition: Septembre 20, 2009, 01:09:23 pm par Timothée » Journalisée

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Alberich
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« Répondre #1 le: Septembre 06, 2009, 01:11:29 am »

Le royaume de Mercie. Alberich le visitait pour la première fois. Magnifique nuit, une demi-lune, séparation parfaitement symétrique de l’astre, le nightmaren souriait en pensant que le lendemain elle serait un peu plus sombre, tout comme le quartier du port, un peu plus rouge et les cauchemars un peu plus sombre. Il était là, et se devait d’inaugurer son premier passage a Snottingam avec un buffet si imposant d’une qualité si supérieur que jamais personne ne l’oublierait tant qu’une âme vivrait sur ces terres.

La chance sourit rapidement au lutin qui trouva un instrument parfait, l’exact ustensile pour enclencher le premier mouvement de sa symphonie culinaire : un homme au bout du rouleau. Allan, petit armateur, amateur de poissons, et de jeux. Les cartes lui prirent enfin sa maison après avoir drainé ses économies . Il passait la nuit, pour une dernière fois, chez lui, avec ses deux derniers amis : une bouteille de Whisky et un pistolet culverin, canon collé sur sa tempe.
Alberich l’avait repéré à l’odeur, Allan n’était bien sur pas l’homme le plus désespéré du Snottigam, si le lutin cherchait uniquement le désespoir il le trouverait bien plus pur, raffiné, sobre et puissant dans les mouroirs des hôpitaux, un cancéreux dont la chimio n’a pas supprimé les métastase a bien plus de raisons de broyer du noir que le flambeur en fin de course. Non Allan dégageait une odeur d’un panachée d’émotion bien plus utile au nightmaren, le désespoir, la rage, la peur.

L’armateur paupières fermée s’apprêtait à appuyer sur la gâchette de son arme antique, et surement sentir son cerveau aspergé le sol et fondre avec le whisky dans lequel il marinait déjà. Il ne put. Une soudaine prise de conscience, il voulut tirer sur le sol mais il ne physiquement put presser la détente. Il ouvrit les yeux, une araignée de taille jamais vu dans cette région bloquait la gâchette. Allan jeta son arme sur le sol et fixa l’arachnide, se demandant s’il ne s’agissait pas d’un délire alcoolique, l’araignée lui répondit d’un large sourire avec sa bouche de Nibelungen.
Un cliquetis vint de la fenêtre et une nuée d’insecte rampant entèrent dans la demeure du résident de Snottigam, vint ensuite le Nightmaren, le roi des Nibelungen, qui flotta au travers de l’ouverture, chevelure et iris brillante dans le noir.


« Tu veux…pouvoirs ? »
Sa voix fit grincer les dents de l’humain qui regardait terrifié la Créature, les créatures, et son arme sur le sol. 
« Tu veux…une armée ? »

Les Nibelungen ouvrirent tous leurs mâchoire et une dizaine d’armures pleines de piques surgirent, debout au garde à vous sur le plancher de bois, des yeux luisant au niveaux du casque et une bouche assortie au reste de la garde du Nightmaren.
 Allan restait bouche bée devant ce spectacle absurde qui se déroulait devant lui, il ne réussissait pas à articuler le moindre mot. Alberich se rapprochait de lui, marchant sur l’air, la tète en bas jusqu'à ce que la distance entre leurs yeux respectif ne dépasse pas le centimètre. Les armures tirèrent une épée de leurs gorges et les plantèrent dans le plancher.

« Pour toi…ou contre toi ? »
L’humain balbutia plusieurs son sans queue ni tète avant de relever la tète « Pour moi. »
Le Nightmaren sourit puis se laissa tomber dans l’humain. Ils venaient de se dualizer, Allan fut pris de quelques spasmes, ses yeux prirent une teinte vertes, des foreuses explosaient ses dents pour prendre leurs place. Il hurla et tous les Nibelungen présent furent aspiré dans sa mâchoire.
Il sortit de chez lui, il avait perdus au jeux et se devaient régler ses compte le lendemain matin, il préféra s’en occuper le soir même.
Il éventra son premier créancier.
Il viola la femme de son second créancier, après lui avoir arraché l’œsophage à main nue, devant son mari crucifié sur le plafond. Les Nibelungen s’occupèrent de cette tâche ingrate. 
Il arracha les yeux du dernier créancier avant de faire de même avec sa colonne vertébrale.

Allan/Alberich prirent la nuit pour s’occuper de toutes les personnes à qui le joueur devait quoique ce soit. Au petit matin, ils se trouvaient dans une taverne et l’humain étendait sa vengeance à quiconque se trouvait sur son chemin, après tout, personne ne l’avait aidé lorsqu’il se trouvait dans le besoin.

En fin de matinée, la police le poursuivait, il vola vers une ruelle, Alberich ne lui permit pas de prendre trop d’altitude. Le lutin rompit la dualization, laissant une anguille Nibelungen dans l’estomac de son ex-hôte. Les forces de l’ordre le trainèrent et, au moment de monter dans le véhicule, la créature sortit par la poitrine de l’humain, son cœur dans la bouche.

C’était il y a 3 jours.

Cet événements, plus ceux de la soirée firent rapidement le tour du quartier, dans une région aussi superstitieuse que le royaume de Mercie, on parlait de pacte avec le diable, de démon venus de la foret…cette seconde supposition se retrouva dans un des cauchemars du soir, cauchemars qui servit de diner à Alberich et qui l’inspira à poursuivre son travail dans la région…la foret…
* * * * * * * * * * *
Un homme court dans la foret. Un bandit ? Un marchand ? un maquereau ? On s’en tape. Il est poursuivit. Par quoi ? Des guêpes. De simple guêpes ? Non elles mordent, une lui a déjà arraché une oreille.
Il arrive jusqu’au ruisseau, devant Timmy le souriceau. Il se jette dedans en espérant que les insectes carnivores ne le suivront pas, il tremble, repense à son ami/associé/complice qui vient de se faire charcuter par ces bestioles. Il pense au diable qui souriait pendant ce temps.
Puis il souffre, les Nibelungen le suive, le mordent malgré l’eau. Il hurle, se débat frénétiquement.
Alberich l’a enfin rejoins, le Nightmaren s’approche de l’humain, puis remarque le souriceau, il le regarde puis le fixe. Il sent dans le souriceau un congénère. L’humain continue d’hurler, les guêpes continuent de le dévorer, elles s’attaquent au visage.
Alberich colle son visage en face de l’hybride, étire son sourire plus large que celui du chat du Cheshire. Il ouvre la bouche, deux milles craie crissent sur un tableau noir au point de le rayer, voix atroce. 


« T’es comme moi ? »

 Quelle joie ! Trouver un camarade coincée dans ce monde comme lui, ho ho, peut etre quelqu’un qui appréciera son art ou encore mieux, un camarade de jeux ? Ooooh qu’il était heureux, enfin, il gardait son persona toujours caché sous son bonnet, beaucoup de Nightmaren devenait agressif lorsqu’il se rendait compte qu’il se trouvait face à une création de Wizeman.
 
 
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« Répondre #2 le: Septembre 06, 2009, 10:17:04 am »

Les dernières lueurs du crépuscule s’évanouirent. Les étoiles finissaient de s’éveiller et formaient toutes ensembles le scintillant visage des cieux. La chaude lumière du soleil avait été replacée par les pâles rayons d’un beau croissant de lune. Timothée, allongé dans l’herbe, admirait tout cela. Lentement mais surement, il glissait dans le royaume des rêves. Il avait eu raison de venir ici. L’ambiance de Deerwood lui convenait à merveille. Elle lui rappelait presque celle de Sunset Forest, sa terre natale. Les souvenirs de sa petite enfance commencèrent à émerger et le Mobien se mit à voguer en leur compagnie. Sentant qu’il sombrait dans le sommeil, il retira ses bras de sous sa tête et les posa sur sa poitrine. Le bruit du ruisseau s’éloignait, la réalité s’éloignait…

Un bruit étrange…
Un bruit où se mêlait course et cris…
Un bruit qui s’approchait…

Le souriceau mit quelques secondes à en prendre conscience. Quand enfin il réalisa qu’il entendait quelque chose d’insolite et que ce n’était pas là le fait d’un songe, une silhouette émergea dans la clairière. L’enfant, toujours à mi-chemin entre éveille et sommeil, se mit en position assise. Qu’est-ce qui ce passait ? L’inconnu se jeta dans le ruisseau en hurlant. Il semblait poursuivit par de petites créatures bourdonnantes. Le Petit Mage se frotta les yeux, cherchant à comprendre ce qui arrivait. C’était si brusque, si imprévisible. Néanmoins, une chose ne tarda pas à lui paraître certaine, c’était qu’il y avait un problème. On n’hurlait pas sans raison.

Il se leva, fixant l’humain gesticulant frénétiquement dans l’eau. L’obscurité masquait l’horreur de la scène mais celle-ci était évocatrice. Il fallait faire quelque chose. Il fallait aider le malheureux ! Mais comment ? Les pensées de Timothée devenaient de plus en plus claires à mesure qu’elles s’extirpaient de la brume du repos, mais pour l’instant elles étaient toujours un peu confuses. Le jeune Mobien n’avait d’ailleurs pas encore réalisé qu’il assistait à un atroce meurtre. Pour lui, il y avait juste un « problème ». Il commençait à réfléchir à un vœu qui réglerait la situation mais un nouvel individu fit son apparition dans la clairière. Ce dernier remarqua le souriceau et se mit à le fixer. Ce fut réciproque. Le nouveau venu, qui avait une bien étrange allure, s’approcha. L’enfant, inquiet, recula d’un pas. A qui avait-il à faire ? Etait-ce lui la cause de ce qui se passait ? Le mystérieux inconnu lui adressa un très large sourire qu’il put distinguer dans l’obscurité.


« T’es comme moi ? »

Cette fois, ce fut un véritable bond en arrière qu’exécuta le Petit Mage. Jamais encore il avait entendu une voix aussi grinçante, aussi affreuse, aussi ignoble ! Elle ne pouvait appartenir qu’à un monstre, un vrai ! Un frisson glacial hérissa le poil de Timothée. Troublé, il se demanda hâtivement comment il devait réagir. L’homme continuait de hurler de douleur. Il fallait lui porter secours au plus vite et pour cela, il fallait sans aucun doute mettre en fuite le monstre.

Le souriceau fit jaillir de sa main gauche des flammes dorées qui dissipèrent les ombres aux alentours. Il put ainsi réellement voir Alberich et eut la confirmation que c’était bien une créature cauchemardesque. Il aurait également put remarquer que la malheureuse victime du Nightmarien avait la chair à vif et que le ruisseau se tintait de rouge, mais pour l’instant, toute son attention se portait sur le monstre. C’était une bonne chose car l’horrible spectacle l’aurait d’avantage déstabilisé. Aidé par la soudaineté des événements et les dernières brumes du sommeil, l’enfant ne ressentit qu’une peur modérée. Cela ne durerait pas, bien sûr. Sitôt qu’il prendrait pleinement conscience de ce qui se passait, son courage serait mis à rude épreuve. Mais là, ce fut justement son courage qui embrasa ses sentiments. La colère l’envahit.


« Non ! Je n’ai rien à voir avec toi ! » gronda-t-il, d’un air féroce.

Il brandit sa main droite et le feu d’or l’illumina. Aussitôt après, ce fut un aveuglant flash blanc qui se produisit. Alberich fut repoussé en arrière avec violence. S’il ne parvenait pas à rectifier sa trajectoire, il irait s’écraser contre un tronc. Les guêpes, quand à elles, furent également éjectées. Certaines allèrent se briser sur divers obstacles alors que d’autres furent simplement envoyées en l’air. Pour finir, Timothée avait été ébloui par son propre sort. Il ne put donc rien voir du résultat de ce dernier. Dans quelques secondes, il retrouverait le plain usage de ses yeux. Il était fermement décidé à faire tout ce qu’il pouvait pour protéger l’humain. Mais peut-être était-ce déjà trop tard…

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« Répondre #3 le: Septembre 06, 2009, 09:11:58 pm »

Le vol à grande vitesse, le Nightmaren pouvait se diriger dans ce type de situations…uniquement dans les rêves, ici, au beau milieu du de la réalité, du concret, virevolter pour éviter un obstacle serait impossible, de toutes façon il ne pouvait pas regarder s’il fonçait vers un quelconque solide puisque le flash venait de l’aveugler, il pourrait déformer son visage pour que ses yeux se retrouvent au dessus de sa nuque, il ne distinguerait rien d’autre que le blanc, le même que le pape, voir encore plus clair.

Projeté vers le tronc, il le percuta, au niveau de la nuque. CRAC, bruit sec de fissure, il restait en l’air collé à l’arbre, fixé. Une mâchoire sur sa nuque mordait fermement l’écorce et déchiquetait le bois. L’impact s’était dispersé et Alberich n’en ressentit qu’une infime fraction. Il restait accroché, mordant le tronc tout en continuant de faire face à la direction où Timmy Tim se trouvait, le Nightmaren n’avait pas encore retrouvé la vue, tant mieux a vrai dire, il analysait encore ce qu’il venait de se passer, il avait approché le souriceau, s’était montré amicale, heureux, sans aucune façade, il l’était réellement , pour la première depuis son départ de Nightopia ! Le souriceau hurla quelque chose et il se retrouvait projeté et aveugle.

Il resta plusieurs dizaines de secondes accroché à l’arbre dans une position de pendu, sans bouger ni respirer il décomposait tout ce qu’il sentait. L’incompréhension, l’étonnement, la stupéfaction, et surtout, la douleur, il avait MAL ! MAL ! il venait de s’en rendre compte, la douleur l’avait foudroyé et il sentait sa brûlure a présent, elle le déchirait, il se tordait dans tous les sens, une inquiétante symétrie avec ce que l’humain faisait dans le ruisseau.

« J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! J’AI MAL ! »

En comparaison avec le capharnaüm infernal qu’il déchainait sur la foret, sa voix, lorsqu’il parla a Timmy était une douce mélodie.  Une quinzaine de mâchoire s’ouvrirent partout sur son corps, certaines hurlaient, d’autres simplement tournaient les foreuses, entrainant un grincement collectif.  Cette cacophonie empirait tandis que les tous les oiseaux aux alentours décollaient pour quitter cette section du bois. Alberich continuait de se tortiller, il s’éloigna du tronc et s’élevait, il se trouvait à une dizaine de mètre au dessus du ruisseau.  Il ne regardait plus le petit mage, trop concentré sur sa peine, mais il allait le faire payer, oh oui il paierait. Tous les Nibelungen à sa disposition y veilleraient.

Le Nightmaren, sans arrêter son invraisemblable danse frénétique, crachait des créatures de toutes ses mâchoires. Cinq énormes taupes aux griffes surdimensionnées et aux crocs industrielles s’enfonçaient sous terre et se dirigeaient vers le souriceaux avec ordre de lui trancher les pieds.  Quatre cigognes ayant une perceuse en guise de bec et des lames pour des ailes devaient le transpercer. Enfin une nuée de petits insectes avaient ordre de s’approcher, le premier qui serait en position cracherait un trône pleins de pics et les autres maintiendraient le rodent en place.

Quoique le souriceau fasse, tant que les Nibelungen ou Alberich restaient en vie, ils pourchasseraient Timmy, sans relâche car son pouvoir de Nightmaren le rendait aisément détectable, la nuit pouvait s’assombrir jusqu’aux ténèbres les plus total, cela n’aiderait pas le souriceau à se cacher.


« TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL ! TU M’AS FAIT MAL !»


Alberich, au contraire, serait en mesure de profiter de l’obscurité pour se camoufler, mais il se plaçait à l’endroit le plus découvert et continuait son atroce vacarme. La douleur du monde réel le traumatisait de plus en plus.
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Timothée
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« Répondre #4 le: Septembre 07, 2009, 04:27:34 pm »

L’aveuglement passa, Timothée put de nouveau regarder. A la limite de la lumière dorée de ses féériques flammes, il apercevait le monstre qui s’était, semblait-il, accroché à un arbre. Il restait là, inerte, à la façon d’un pendu. Quelques secondes s’écoulèrent pendant lesquelles l’enfant sur ses gardes fixait l’abomination. Puis, il s’autorisa un coup d’œil en direction du malheureux humain. Celui-ci n’avait eu qu’un bref répit, les guêpes rescapées étaient revenu à la charge. Difficile de ne pas remarquer le sang qui maculait le visage et les mains du supplicier. Il fallait l’aider et tout de suite. Le souriceau allait s’avancé mais alors, un bruit atroce emplit ses oreilles. Alberich s’était mis à hurler « j’ai mal » en boucle et sa voix encore plus stridente que précédemment avait de quoi horrifier. Le vacarme était insoutenable. Le Petit Mage, quelque peu paniqué, plaqua ses oreilles contre sa tête et mit ses mains par dessus. Mais qui diable avait-il rencontré ? Il se le demandait même si « monstre » semblait être une réponse adapté.

Mais il y avait plus urgent comme question à se poser : que faire ? Timothée avait un peu de mal à réfléchir. Quelques minutes auparavant, il était sur le point de s’endormir et maintenant, il était dans une situation peu confortable. Son regard fit le vas et viens entre le Nightmarien et le blessé, puis il décida de s’occuper de ce dernier. L’autre ne faisait que hurler après tout. Le souriceau s’approcha donc et essaya de réaliser un vœu. En vain. Les guêpes étaient toujours là. Il fallait plus se concentrer mais en cet instant, ce n’était pas simple à faire.


* Du calme. Faut faire le vide. Je ne pense à rien, juste au vœu. Allez, je… *

Pas le temps de refaire une tentative. Alberich venait de se décrocher de son arbre et cela attira l’attention du jeune Mobien. Ce dernier aperçut avec horreur que le monstre vomissait d’autres créatures tout en hurlant maintenant « tu m’as fais mal ». La situation se compliquait. Nul doute que les nouveaux venus allaient s’en prendre à l’enfant. Celui-ci jeta un regard précipité à l’humain. Tout allait si vite. Il était dépassé et très bientôt, il allait devoir se défendre lui-même.

* Au mon dieu, mais c’est un vrai cauchemar ! C’est ça, j’ai dut m’endormir et là, je rêve ! *

Pourtant tout avait l’air d’être réel, notamment les lames, les griffes et les crocs dont étaient munies les engeances du diabolique Nightmarien. Le souriceau commença à reculer en observant les choses affreuses qui s’approchaient de lui. Sa peur, qui était resté jusqu’à présent discrète, devenait plus présente.

« Du calme, du calme ! Un vœu et tout peut s’arranger ! » se dit-il à haute voix pour s’aider à se ressaisir.

Les mains toujours plaquées sur ses oreilles, il ferma les yeux se concentra de son mieux. Puis, il formula un nouveau souhait. Aussitôt, la nuée d’insectes, ainsi que deux cigognes furent noyées dans un nuage argenté. Quand ce dernier se dissipa, il n’y avait plus rien. Le vagabond rouvrit les yeux et constata son succès presque total. Il ne voyait plus que deux cigognes aux ailes tranchantes.


« Ouais, trop fort ! Et c’est que le début ! » s’exclama-t-il pour se donner du courage.

Il dut néanmoins bondir sur le côté aussitôt après pour esquiver la charge d’un volatile. Il allait formuler un troisième vœu mais l’autre cigogne était déjà sur lui. Il bondit de nouveau et cette fois, il se retrouva au sol. La manche de son pull était déchirée. La lame l’avait frôlé. Mais rien de grave. Il bondit sur ses pieds et matérialisa une jolie boule de feu qui percuta l’un des monstres ailés. Voilà ce dernier réduit à l’état de cendre. Plus qu’un !

Non, plus que six. Dans le feu de l’action, Timothée avait oublié les taupes. Il pensait les avoir fait disparaître. Il n’en était rien. Les créatures étaient sous terre et elles ne tardèrent pas à se manifester. L’enfant sentit le sol trembler et l’instant d’après des griffes surgirent de l’herbe. Il poussa un cri et sauta en arrière. Trop tard. Sa chaussure gauche était transpercée et par le trou du sang s’échappa. Le petit Mobien perdit l’équilibre et s’effondra. Son visage grimaçait de douleur. Il voulu voir l’ampleur de sa blessure mais déjà il sentait de nouveau le sol trembler. Sans attendre, il se précipita à quatre pattes plus loin, évitant la nouvelle attaque.

Il n’était pas fait pour livrer de telles batailles, il n’était pas un guerrier. Si ça continuait comme ça, jamais plus il n’aurait l’occasion de faire des spectacles. L’idée lui traversa l’esprit. Mais l’homme… il ne pouvait pas fuir quand même ! Timothée ne se posa pas plus de question, il n’en avait pas el temps. S’appuyant contre un tronc il se remit debout, sans poser son pied blessé au sol, et attrapa une branche en hauteur. Quelques secondes plus tard, il s’était réfugié dans l’arbre, hors de protée des taupes.

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« Répondre #5 le: Septembre 08, 2009, 01:51:43 am »

Deux cigognes venaient de subir une dissolution accélérée alors qu’Alberich continuait d’hurler comme une banshee en gesticulant dans tous les sens.  Il s’arrêta peut après, la sensation de douleur avait enfin entièrement disparue, remplacée par la rage et le plaisir qu’il tirait à observer un être vivant se débattre avec ses braves Nibelungen de toutes tailles. Le cas présent était d’autant plus jouissif que Timmy Tim mesurait moins qu’Alberich et était un rongeur, conditionné par l’imagination de l’entière société de mobius, une grande partie du Nightmaren voulais jeter le souriceau dans un labyrinthe, avoir un Nibelungen géant qui le poursuivrait…et au bout, au centre du labyrinthe du FROMAGE ! Ou bien il le découperait dans cette foret jusqu'à ce qu’il fasse plop. 

Pour Alberich, Timmy Tim était un Nightmaren agressif qui l’avait blessé, un enfoiré de Nightopiens coincé qui ne comprenait rien a l’art avec un problème récurent d’agressivité mal canalisé. Enfin lui le pensait plus comme un « méchant…m’a fait mal ! mal ! ». Aussi il le ploperait dans la foret, ou plutôt les Nibelungen le ploperaient tous dans la foret. 
En tout cas c’était le plan, Alberich ne perdrait pas son temps à discuter avec un congénère qui l’attaquait sans raisons ni avertissement. Après tout, il avait un plan pour la région de paquebots bouseux superstitieux, lors de sa dualization avec Allan il put s’immerger dans le folklore local, il était fournis, référencé pour tout événement sortant de l’ordinaire, que celui ais un rapport avec le paranormal ou non et surtout, surtout, il amenait les autochtones à se retirer d’autant plus du reste du monde. S’il arrivait a les isoler tous il pourrait cultiver ses émotions sans que rien RIEN ne vienne les altérer, encore mieux que dans un asile d’aliéné, ici les porteurs de blouses blanches  ne  chambouleraient rien avec leurs « thérapies », leurs « médicaments » et leurs « méthodes ». Il  se souvint encore de la fois où un paranoïaque avait surmonté ses peurs, le courage ajouté en masse dans le mélange d’émotion qu’Alberich préparait détruisit irrémédiablement l’harmonie du plat.
Enfin, il souhaitait maintenant la mort du souriceau. Il le suivait du regard et faisait les bruitages de l’action à la bouche.   Swoosh ! Timmy venait d’esquiver une cigogne, tchon ! Il bondissait et la deuxième brassait de l’air. Shling ! la taupe venait de le couper. Alberich arrêta ici les bruitages.


« HA HA HA HA HA HA HA ! TON TOUR D’AVOIR MAL ! C’EST TON TOUR ! HA HA HA HA HA HA HA »

Il riait de cinq mâchoires diffrentes, le souriceau devait regretter le moment où il hurlait de douleur. Alberich s’arrêta bien après que le rongeur ais grimpé à l’arbre, les taupes tournaient autour du tronc comme des requins, sortant une griffe pour mimer l’aileron et la dernière cigogne continuait d’harasser le petit mage.

Le pied de Timmy saignait, pas au point d’arroser  tout le périmètre comme le pauvre humain dans la rivière mais définitivement suffisamment pour perler quelques gouttes, dont une fatalement tomba sur la griffe d’une des taupes gravitant autour de l’arbre.  Alberich le sut donc.
Timmy Tim saignait, du sang. Les Nightmarens ne saignent pas, Timmy saigne, Timmy n’est pas un Nightmaren, Timmy à l’odeur d’un Nightmaren. Alberich fasse à cette contradiction ne savait quoi penser, il avait déjà rencontré plusieurs mobiens avec des pouvoirs « surnaturels » mais jamais un empreint d’une signature de Nightopien, et ce rôdent ne semblait pas résulter d’une dualization.
Avant de le crucifier et de le laisser les Nibelungen le dévorer, il voulait éclaircir tout cela, engager une discussion.

 
« Shhhhh. Chut. »

A peine dit-il cela que tout les Nibelungen restant cessèrent toute activité, y compris les insectes qui tourmentaient l’homme sanguinolent déjà inconscient dans l’eau.  Les animaux ayant quitté les lieux précédemment, le silence le plus totale résignait à présent.  Sauf pour la respiration agonisante de l’humain, Alberich mis sont index devant sa bouche et répéta ce qu’il venait de dire. L’humain continuait, Alberich pointa son index vers l’humain, mima de tirer sur l’humain et un pieu d’acier vint se loger dans sa tète. 

« Chut ! »

A présent qu’aucun bruit ne le dérangeait plus il pourrait communiquer, du moins il le pensait, paisiblement avec le futur cadavre. Des omoplates du Nightmaren sortirent deux sphères qui rapidement se déplièrent en créatures humanoïdes d’acier, ils tenaient tout deux un instrument ressemblant vaguement à un fusils à lunette, à ceci près qu’au bout du canon on reconnaissait une mâchoire.  Timmy serait certainement en mesure de faire le rapprochement entre le moyen dont Alberich se servis pour tuer l’humain et ce que la fonction des deux humanoïdes. Simple précaution prise par le Nightmaren qui se rapprochait du souriceau, lentement, les deux mains levée et le sourire aux lèvres.

« Plus te faire mal…. »
Il se trouvait maintenant à quelques pas à peine du souriceau.
« T’es comme moi. T’es pas comme moi. Gnnn »

Le Nightmaren n’arrivait pas à exprimer clairement ce qu’il souhaitait demander. C’était un Nightmaren, il raisonnait en terme d’émotion, de ressentit, d’habitude lorsqu’il prévoyait parler à une de ses victime il préparait un texte à l’avance et un groupe de mots clés.
 
« Je veux dire, tu sens comme moi, mais tu es pas comme moi… Toi t’es quoi ? » 
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Timothée
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Le semeur de joie


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« Répondre #6 le: Septembre 08, 2009, 06:34:11 pm »

Pendant plusieurs longues minutes, Timothée dut éviter les charges de la cigogne tout en essayant de ne pas tomber de l’arbre. Ce ne fut pas une partie de plaisir. Heureusement, le mobien, bien qu’handicapé par son pied blessé, pouvait toujours compter sur son agilité et sa vivacité que lui conférait son jeune âge. Pendant ses incessantes acrobaties, il essaya de faire un nouveau souhait pour se débarrasser de l’irréel volatile mais sans résultat. Il ne parvenait plus à suffisamment se concentrer. Sans complètement être paniqué, il avait tout de même peur et c’était suffisant pour rendre son don pratiquement inutilisable. Tout ce qu’il arriva à faire, fut d’envoyer une seconde boule de feu qui alla mourir dans le ruisseau.

La situation n’avait donc rien de confortable mais au bout d’un moment, les cauchemardesques créatures s’immobilisèrent à la demande de leur maître. Anxieux, le Petit Mage observa Alberich. Celui-ci voulait obtenir un total silence mais l’humain, à présent inconscient, ne pouvait évidemment pas mettre un terme à ses râles d’agonies. Peu importait, le Nightmarien mit donc un terme à sa vie.


« Non ! » lança Timothée.

Il avait brandit la main mais c’était déjà trop tard. Maintenant, la seule personne qu’il pouvait secourir, c’était lui-même et ce ne serrait sans doute pas une mince affaire. Cela ne l’empêcha pas d’avoir une pensée triste pour la victime d’Alberich. Il reporta son regard courroucé sur l’ignoble entité onirique. Il ne voyait en elle que le mal. Il voulait la détruire, pour le bien des autres. L’espace d’un instant, il avait oublié la dangereuse situation dans laquelle sil se trouvait. Mais bien vite, il s’en souvint quand deux nouvelles créatures apparurent. On aurait dit des hommes d’acier armés de snipeur à mâchoire. Le souriceau déglutit avec difficulté et fit un effort désespéré pour se concentrer. Hélas, il n’avait pas du tout l’habitude de se trouver dans de pareilles situations.

Heureusement pour lui, les créatures ne passèrent pas à l’attaque et leur créateur déclara ne plus vouloir faire mal au jeune Mobien. Il s’approcha et essaya de lui demander quelque chose.


« T’es comme moi. T’es pas comme moi. Gnnn … … Je veux dire, tu sens comme moi, mais tu es pas comme moi… Toi t’es quoi ? »

Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Le vagabond n’en avait pas la moindre idée et il n’était pas vraiment en condition idéale pour réfléchir. Le silence retomba, lourd, pesant. L’enfant, toujours éclairé par le feu d’or, observait son horrible interlocuteur. Il jeta ensuite un coup d’œil aux fusiliers d’acier qui se tenaient prêt à tirer, au groupe de taupes qui attendaient en cercle autour du tronc et à la cigogne qui s’était posé sur une branche proche. Il y en avait du monde qui fixait le jeune Mobien.

« Heu… »

Ce dernier se remit à regarder Alberich en se demandant s’il allait attendre longtemps.

« Je… je n’sais pas… je suis un Mobien… », balbutia-t-il.

Il n’avait pas arrêté d’essayer de se calmer et peu à peu, il y arriva. Alors, tout d’un coup, il comprit tout. C’était si logique après tout ! Il était face à un Nightmarien. Il en avait rencontré plusieurs déjà et notamment des maléfiques. Mais c’était la première fois qu’il en recroisait un depuis que Bonnétoile avait disparut. Bonnétoile, justement, c’était son énergie que devait sentir ce monstre. L’idée troubla le souriceau. Ainsi, il avait l’odeur de son défunt ami.


« Bonnétoile… », murmura-t-il.

L’espace d’un instant, ses yeux devinrent vagues. L’image du bienveillant gardien de la nuit s’imposa à son esprit. Sa peur s’évanouit.


« Tu es un Nightmarien, un semeur de peine… Bonnétoile détestait les types comme toi ! »

La voix de Timothée ne tremblait plus. Son regard était devenu sévère. Le courage l’animait de nouveau. Il n’était plus seul, le souvenir de son compagnon des rêves lui tenait compagnie. Les flammes dorées s’animèrent avec plus de vigueur et aussitôt après, une sphère d’énergie aux multiples couleurs se matérialisa autour du garçon. Il allait en falloir beaucoup pour percer ce bouclier arc-en-ciel.

« Et moi aussi ! »

Nouveau flash de lumière. Cette fois, ce ne fut pas moins d’une dizaine de petites comètes d’azur qui fusèrent en tous sens. Le sort manquait cruellement de précision mais les projectiles magiques qui pouvaient rebondir sur les obstacles étaient aptes à occasionner bien des dégâts à Alberich où à ses créations.
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« Répondre #7 le: Septembre 10, 2009, 01:31:08 am »

  Tous les Nibelungen stoppés, fixaient le souriceau, attendant patiemment une explication de sa part, enfin, Alberich l’attendait, les autres, pantins menant un simulacre d’existence étaient simplement en arrêt. 

Long et embarrassant silence tant pour le souriceau que pour le Nightmaren qui se demandait s’il avait réussis à se faire comprendre, il se gratta l’arrière du crane, peut être devrait il dessiner ce qu’il cherchait à expliquer. Ou pas, le petit mage venait de sortir de son mutisme d’handicapé moteur pour parler…ou plutôt couiner un son. Il disait être mobien…déjà un pas en avant. Alberich continuait de le fixer, intrigué par la nature abracadabrante du souriceau. Le mobien murmura ensuite quelque chose dans sa fourrure et se mis à hurler que sa bonne étoile détestait les gens comme Alberich.

Le Nightmaren s’approcha en souriant de plus belle, Timmy Tim savait ce qu’étaient les Nightmaren, comment pouvait il ? À moins d’avoir approché un congénère dans le passé. Alberich pleura presque de joie en comprenant qu’il n’était pas seul dans cette réalité tordue pleine de fer blanc.  Il pourrait retrouver d’autres Nightmaren perdus comme lui et ensemble ils trouveraient le moyen d’effectuer des allers-retours entre Nightopia et le monde des mobusiens.
Alberich ne considéra même pas le vœu de Timmy comme une attaque, au début du moins, les comètes volaient autour de lui et brillaient d’un bleu azure identique à celui de ses cheveux. 


« Ooooooh Joli…. Rigolo ! Amusant ! Beau ! Brillant ! Ha ha ! Ha ha ha ! »

Les comètes anéantirent les taupes qui, avant leurs annihilation accompagnaient Alberich dans son rire strident mais sonnant bien plus innocent que précédemment. Les projectiles rebondissaient maintenant vers le Nightmaren et les deux snipers. Les deux armure firent feu sur chacune des comètes se dirigeant vers Alberich et elle dans une moindre mesure. Ils tiraient des tètes de foreuse qui au contacte déviaient les comètes qui rebondissaient alors ; 
Le lutin dansait de joie en volant, enfin, en nageant serait plus précis. Il s’arrêtait au milieu des comètes appréciant leur ballet, les snipers les éloignèrent de nouveau, et Alberich se dirigea vers le petit mage, il voulait coller son visage à nouveau mais stoppa net au moment où il effleura la barrière.


« HA HA HA HA HA HA HA HA HA! Souris dans sa boule ! Souris dans sa boule ! Souris dans sa boule ! HA HA HA HA HA HA HA HA HA ! »

 Retour à la démence, Timmy venait de se mettre dans une position où il exacerbait les instincts infantiles du Nightmaren. Sa sphère d’énergie au contraire de le protéger lui coupait tout moyen de s’échapper.

Alberich recula en poussant d’une main sur le bouclier du souriceau. Et cracha une nouvelle main de sa paume, Bien plus massive ; pleine de piques sur toute la partie intérieur et  de taille suffisante pour saisir toute la sphère, ce qu’elle fit.  Elle mimait en réalité les mouvements de la main droite du Nightmaren qui serrait le poing. 

Elle commença par violement secouer la sphère dans tous les sens, rasant le sol avec, la cognant contre les arbres. L’enfonçant dans le sol. Le bouclier tenait bon mais le souriceau à l’intérieur devait se cogner dans tous les sens  contre la paroi qui certainement était plus solide que lui. Toutefois, entre deux chocs, il  devait certainement comprendre que la disparition de la sphère signifierait que la main le broierait comme un raisin.

Après une rude série de choc, Alberich commençait à se lasser. Les piques de l’énorme main se rétractèrent et celle-ci  imprima une vive rotation dans la sphère, l’accentuant encore et encore. De la main gauche du Nightmaren sortit un lapin, ressemblant à un lapin normal. Il le tenait par la taille, l’amena jusqu’au visage, puis lui arracha la tète d’un coup de mâchoire, à la manière du soldat dégoupillant sa grenade.
Il jeta le corps du Nibelungen vers la sphère. Puis a mi hauteur, une mâchoire se forma sur la gorge sanguinolente de l’animal. De celle-ci surgit une gargantuesque foreuse de trois mètres, enclenchée, elle vrillait vers la sphère tournant dans la main géante. Alberich riait.

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« Répondre #8 le: Septembre 11, 2009, 09:23:38 pm »

Mais quelle idée idiote d’avoir créé ce bouclier ! Mais bon, en même temps, jamais Timothée ne se serait attendu à ce que le Nightmarien ne réagisse ainsi. C’est donc totalement prit au dépourvu qu’il commença à se faire secouer comme un prunier. Il essaya bien d’exaucer un vœu pour repousser Alberich, mais un choc lui fit perdre le peu de concentration qu’il était parvenu à retrouver. Peu après, un autre choc contre la paroi de la robuste sphère arc-en-ciel l’étourdit. Bientôt, il ne pouvait rien faire d’autre que subir. L’unique idée qu’il avait en tête était d’essayer de se protéger, surtout le visage. Cela ne l’empêcha pas de se faire écraser le museau et pas que ça d’ailleurs. Il allait avoir des bleus de partout. La plus vive douleur qu’il ressentit fut quand sa queue se retrouva prise en sandwich par le bouclier et son pied blessé. Les larmes lui en montèrent aux yeux. Le souvenir de Bonnétoile l’avait aidé à se ressaisir mais à présent, il rendait presque la situation pire. En effet, que dirait le bienveillant Nightmarien en voyant son héritier si mal en point ? Le souriceau n’osait y penser. Il se sentait ridicule. Il avait cru se protéger, il avait eu l’illusion qu’il reprenait le combat en main, mais c’était tout le contraire qui se produisait.

Au bout d’un long et très pénible moment, le monstre fit tourner la boule surnaturelle. Plaqué à la paroi par la gravité, le petit mage était impuissant. Il ne pouvait même pas réprimer ces cris de peur car oui, il avait de nouveau peur et on pouvait aisément le comprendre. Personne n’aurait souhaité être à sa place. Il ne vit pas le danger qui s’approchait. Comment aurait-il put dans son état ? La foreuse atteignit le bouclier. Des étincelles multicolores jaillir en tout sens. La sphère résista quelques secondes avant de se briser en milles morceaux. Le jeune Mobien fut alors éjecté en l’air.

L’espace d’un instant, il eut l’impression de voler. Il vit le ciel étoilé. Il sentit l’air frais fouetter son visage. Il continuait de hurler et comprit à peine ce qui se passait. Quand enfin il songea que, peut-être, il serait préférable d’essayer d’user de son don pour amortir l’atterrissage, il heurta quelque chose avec force. C’était un tronc mais il l’ignorait. Tout s’obscurcissait, tout s’éloignait. Même son corps endolori paraissait s’apaiser. Timothée rebondit contre l’arbre et finit sa course au sol. Après avoir roulé dans l’herbe à la manière d’une poupée désarticulée, il s’immobilisa. Il resta ainsi, étendu, inerte, non loin du ruisseau et du cadavre de l’homme. Il ne criait plus. Il avait les yeux fermé. Un filet de sang ruisselait de son museau.

Après une telle chute, il pouvait s’estimer heureux d’avoir juste perdu connaissance…


HJ- A toi de voir si la suite du topic se passe dans un rêve ou au moment du réveil de mon personnage. -HJ
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« Répondre #9 le: Septembre 13, 2009, 05:44:02 pm »

Alberich flottait autour du corps inconscient de Timmy le souriceau. Il venait de gouter à la peur panique du mobien , a sa confusion, et maintenant il n’y avait plus rien. Un vide total. Le Nightmaren s’arrêta au dessus du museau blessé du petit mage.

Il se baissa pour ramasser une branche et s’en servit pour toucher le bout du museau du mobien…pas de doute, la créature à poil était K.O. Le Nightmaren était confus, il n’imaginait pas que son adversaire s’évanouirait ainsi, il voulait plus de comètes et de sphère a secouer. Après tout il s’agissait de son premier face à face avec un autre être surnaturel depuis son incursion dans la réalité. Habituellement, lorsque lui et un autre Nightmaren s’affrontaient dans le monde des songes, le combat durait une infinité de mouvements en plus, en effets, le temps n’important pas, Alberich estimait les durées en mouvement, en actions. Et là il n’avait pas dépassé le prélude que Timmy Tim s’évanouissait.

Il continuait de pondérer la situation quant une révélation lui vint. Il venait de gagner ! il avait remporté une confrontation dans le monde réel. Il devait donc faire ce qu’il pensait que tous les mobusien normaux fantasmaient lorsqu’ils remportaient une victoire.

Alberich fouilla les poches du souriceau et pris les quelques rings qu’il y trouva, plus le T-shirt du vaincu. Ceci fait il entama une dance de la victoire autour du mobien, secouant l’argent et le vêtement.  Il sortit une énorme épée de sa mâchoire et commença a la tournoyer au dessus de lui, malgré sa taille l’arme pesait très peu mais l’air qu’elle brassait fit perdre l’équilibre au Nightmaren qui tomba en la tenant…Pourtant le blondinet si répandus dans les rêves y arrivait parfaitement lui.
Bah, il se remit à danser tout autour, de façon épileptique.
Il fixa Timmy de nouveau et se demanda quoi faire faire maintenant que l’animal était à sa merci ? AU quatrième mouvement de headbanging il eut un nouveau flash de pur génie.

L’énorme main Nibelungen vola jusqu’au dessus du petit mage. D’autres mains plus petites surgirent par couple des extrémités de chaque doigts de la principale et y restèrent fixé. Du bout de la dernière phalange de ces nouveaux attributs, glissèrent des filins d’acier miroitant le reflet de la lune. Chacun glissa jusqu'à une articulation du souriceau, plus ses oreilles. Puis d’un coup, grâce à la précision de la télékinésie d’Alberich. Ils percèrent simultanément la chair du mobien. Les extrémités des filins se déplièrent en quatre comme un grappin et s’enroulèrent au bout de la chair. Surement le mage se réveilla sous le coup de cette douleur vive.

Aucun problème, qu’il soit réveillé enchanterait le Nightmaren, pourquoi ? Parce qu’il voulait que Timmy danse avec lui, d’où les sa pseudo-transformation en marionnette, sans quoi il ne pourrait simplement pas effectuer les mouvements nécessaire.
La main s’éleva, tirant ainsi le mobien, et le balançait dans tous les sens comme une poupée désarticulée, le forçant à effectuer des mouvements chaotiques, des acrobaties aérienne. Mimiquant grossièrement ce qu’Alberich faisait à coté. La seul musique d’accompagnement se trouvait dans l’esprit du tortionnaire et le seul rythme auquel Timmy pouvait se raccrocher serait celui qu’il créerait lui-même en couinant. 


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« Répondre #10 le: Septembre 13, 2009, 08:18:28 pm »

Une salle de classe…
…toujours la même…
…avec son tableau noir emplit de calculs incompréhensibles et ses rangés de bureaux auquel étaient assis des élèves somnolant.
Tel était le décor du cauchemar. Ce dernier était né d’un souvenir, celui du moment où on était venu chercher l’enfant pour lui apprendre le décès de ses parents. Ce cauchemar était devenu la demeure du monstre. Et c’était ce monstre qui avait poussé le souriceau à envisager le suicide. Monsieur le professeur poursuivait sa monotone litanie. Timothée ne l’écoutait pas. Il était là, assis à sa place. Accoudé à la table, la tête dans les mains, il savait qu’il rêvait. Grâce à Bonnétoile, il avait gagné sa liberté dans le monde des songes. S’il le désilait, il aurait put se lever et partir. Mais il ne le voulait pas. Il réfléchissait.

Le cauchemar n’était plus que l’ombre de lui-même. Sans le monstre, il était fade. Mais voilà, cela faisait longtemps que le Petit Mage ne l’avait pas fait. Le mauvais songe était donc de retour. Pourquoi ? La réponse semblait évidente. C’était à cause du Nightmarien ou, plus précisément, de la peur qu’il avait engendré. La peur était liée à ce cauchemar…


« Je m’suis fait laminer… », marmonna Timothée.

Il tremblait encore. Il n’avait pas bien comprit ce qui c’était passé après que son bouclier ait volé en éclat mais il supposait avoir été assommé. Tôt ou tard, il allait se réveiller. L’idée le fit frissonner de plus belle.


« Et s’il est encore là, qu’est-ce que je fais ? »

Le prof s’interrompit et se tourna vers le souriceau.

« Monsieur Livarot aurait-il un commentaire à faire sur la division euclidienne ? »
« Et bien, je ne me laisserais pas faire ! Voilà ! », poursuivit le Petit Mage d’une voix décidée en ignorant l’enseignant.
« Comment ?! Qu’est-ce que tu veux dire par là ?! Ne serais-tu pas en train de rêvasser une fois de plus ?! »
« Ho, vous, la ferme ! »

Voilà une réplique sympa. Le souriceau se sentit tout fier. Ha, si seulement il avait eu le courage de le faire en vrai, peut-être que sa classe l’aurait plus apprécié. En attendant, le visage du professeur s’empourpra.

« Cette fois, c’en est trop ! Tu va aller rendre une petite visite au proviseur ! »

Timothée allait continuer de se prendre pour un petit rebelle mais il eut alors l’impression de se faire piquer par des insectes à de nombreux endroit. La douleur était diffuse, lointaine. Surprit, il observa son poignet où il sentait l’une des piqures. Il y vit quelques goutes de sang parler. Que se passait-il ? Il palpa ensuite ses oreilles où il était également piqué. Autour de lui, la salle de classe s’évanouissait pour être remplacé par le néant.

De secondes en secondes, la douleur devenait plus vive, plus réelle. Le souriceau commença également à prendre conscience qu’il n’était plus libre de ces mouvements. Quelque chose le contraignait à gesticuler. Il commença à gémir. Il finit par ouvrir les yeux. Il était de retour dans la clairière de Deerwood. Il aperçut Alberich en train de danser avec une grande épée et ce qui semblait être un t-shirt. Il ne réalisa même pas que c’était le sien car déjà la souffrance noyait son esprit. Chaque geste était comme une piqure de guêpe. Et des gestes, il en faisait sans arrêt. Un instant, il essaya de se contrôler, il serra les dents, mais très vite il ne put réprimer ses cris de douleur.

Le voilà devenu une marionnette. C’était simple, dans cette situation, il ne pouvait strictement rien faire, sinon subir. Il était incapable de se concentrer et n’avait donc aucune chance d’arriver à utiliser sa magie. Et s’il essayait de résister, il avait encore plus mal. Il était tout aussi, sinon plus, impuissant que quand il était secoué à l’intérieur de son bouclier. Et lui qui aurait voulu tenir tête au Nightmarien, c’était très mal partit…

Il couina donc en exécutant sa danse forcée et en se demandant combien de temps il devrait endurer cela. C’était une véritable torture et c’était la première fois qu’il subissait quelque chose comme ça. Auparavant, le pire qui lui était arrivé était de se faire tabasser. Ce n’avait rien à voir. Il n’y était pas préparé, surtout qu’il n’avait que dix ans.


« Arrête ça ! », se mit-il à crier entre ses couinements au bout d’un moment.

Plus le temps passait, plus le supplice était insupportable. Timothée commençait à supplier. Mine de rien, il avait mit du temps. D’autre que lui, notamment des gens plus âgés, en servait venu à ce stade bien plus vite.

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« Répondre #11 le: Septembre 17, 2009, 02:41:51 pm »

Alberich riait de plus belle. Pourquoi ? Parce que les couinements de Timmy Tim sordidement enchevêtré faisaient de lui une réplique parfaite de peluche bruyante, source intarissable de rire pour tous enfants et mammifère de bas âge, ornithorynques inclus.
Aussi il continua de secouer le petit souriceau, de plus en plus fort, s’il restait encore un minimum de discernement au petit mage, s’il arrivait à identifier différent type de douleurs, il sentirait que les fils prenaient de l’élasticité, qu’ils s’allongeaient et se raccourcissaient tout en tranchant un peu plus dans sa chaire.

Le jeu continua de nombreuses minutes, Alberich s’entrainait à effectuer différentes figures de yo-yo avec le souriceau. En même temps, il s’occupait à voler de façon à toujours se trouver dans la même position que sa victime, une sorte de miroir déformant pour le mage.
Alberich commença a tourner sur lui-même et l’énorme main manipulant Timmy fit de même, enroulant le mobien dans sa paume ouverte.

Le Nightmaren descendit en piqué vers le sol, et freina à quelque mètre de celui-ci. Il cracha une nouvelle taupe Nibelungen qui traça une cible sur le sol.  Les deux snipers troquèrent leurs armes contre des tambours. Roulement de tambour, Timmy se trouvait toujours haut dans le ciel et Alberich se plaça devant la large cible. Il sortit un casque sans visière, retira son chapeau, laissant son persona doré à l’intérieur briller en reflétant la lune, puis porta le casque.

Il n’y voyait rien cela faisait partit du jeu. Le but était clair, écraser Timmy Tim pile sur le centre de la cible. Le tonnerre des percussions s’intensifie, Alberich tourne sur lui-même, un tour, deux tours, trois tours. Sa main frappe le sol dans un minuscule bruit sourd, de suite rattrapé par un sifflement puis écrasé par un gigantesque impact.

Timmy est enfoncé dans la terre, une quinzaine de centimètre de profondeur et deux mètre à coté de la cible. Le Nightmaren s’empressa de retirer son casque pour observer le résultat.

Son sourire disparut pour la seconde fois de la soirée.

Raté, échoué, loupé, manqué, loupé, foiré, à coté de la putain de plaque . Foutus…Foutus souris…Foutu main, foutue cible, foutue taupe, foutu jeu, foutu foret, foutu tambours, foutus casque, foutus sol.
Il jeta son casque a terre et sauta dessus à plusieurs reprise pour l’enfoncer dans la terre humide. Il se posa à nouveau au sol, se servit de sa télékinésie pour ramener son chapeau sur ses cheveux. Il tremblait littéralement de rage
Son regard se portait tantôt sur la main, tantôt sur la cible. 


« GNNNN….GNNNNNNNNN….C’est…C’est…ce…tchhhhhh…..C’est… C’EST TA FAUTE ! C’EST TA FAUTE ! C’EST TA FAUTE ! C’EST TA FAUTE ! C’EST TA FAUTE ! C’EST TA FAUTE A TOI ! A TOI ! A TOI ! A TOI ! A TOI ! A TOI ! »

  Hurla-t-il en pointant tour à tour la main, la cible, la taupe, le premier tambour, le second tambour et le casque.

Alberich se posa à genoux et se mit à frapper frénétiquement par terre. A chaque coup qu’il donnait, la main Nibelungen, et Timmy par extension écrasaient la taupe, les deux tambours, le casque pour enfin finir dans le cercle tracé sur le sol qu’ils raclèrent de long en large pour complètement l’effacé.
En état il ne restait plus que l’énorme main Nibelungen dont les énormes doigts brisés atteins de spasmes  tordaient Timmy, certainement endommagé lui-même, dans une absurde position. Mais les câbles qui le retenaient restaient solides.

Alberich se rapprochait, arrivé à une poignée de pas, il sortit une masse de son coude, oui il allait finir le travail lui-même, tout seul. S’il arrivait à avancé, son physique de fillette rendait le transport d’un objet aussi lourd impossible. Il essayait pourtant, il souleva l’arme à une dizaine de centimètre du sol avant que ses bras ne lâchent et la laissent tomber. Déséquilibré, physiquement comme mentalement, il fut emporté dans l’élan et tomba en même temps que la masse.

Par terre.
Il expira bruyamment par les narines, trois fois de suites…Il se releva promptement pour enfin se tenir face au petit mage, tenus à la verticale. Plein de tic Nerveux, le Nightmaren lui donna un coup de poing sur le museau. Puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième. Au sixième coup, Alberich était déjà essoufflé. Il voulut donner un coup de pied mais frappa simplement sur la tranche de la main Nibelungen.

Il roula au sol en hurlant. Il était en colère, il avait mal, il était triste…tout ça le rendait malade. VRAIMENT malade. Il vomit sur l’herbe, un tas de boulons, vieux engrenages de lames de rasoirs s’entrechoquaient en tombant…Alberich se tenait là a quatre patte

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« Répondre #12 le: Septembre 17, 2009, 08:08:24 pm »

Il criait, il pleurait, il gémissait et, de plus en plus, il suppliait. Jamais Timothée n’aurait crut pouvoir endurer pareil tourments. Ses poignets, ses coudes, ses oreilles, sa nuque, ses genoux, ses chevilles, autant d’endroits de son corps qui hurlaient. La douleur lui donnait le tournis et malmenait sa raison. Il n’avait plus qu’un seul désir, que cela cesse. Mais la dense infernale se poursuivait, pire, elle devenait de plus en plus violente. Le souriceau ferma les yeux, s’épargnant ainsi la vision de son tortionnaire. C’était mieux que rien. Il n’y avait qu’une seule chose à faire : attendre. Les secondes étaient des minutes, les minutes des heures… C’était atroce mais il y aurait forcément une fin.

Et si cette fin et sa fin ? Ce moment pouvait très bien être le dernier de sa courte existence. Tant de spectacles qui ne seraient pas donnés, tant de sourires perdus et de rires égarés, la quête de Bonnétoile resterait inachevée… Mourir à dix ans, c’était trop tôt.


* J’ai encore beaucoup de chose à faire… * se dit le Petit Mage.

Il venait de se rendre compte qu’on ne le jetait plus en tout sens. Il était immobilisé dans l’énorme et horrible main. Un instant de répit. Son corps meurtrit continuait de protester mais ce n’était rien face à la douleur précédemment ressentit. Timothée sentait son sang s’écouler le long de sa fourrure qui en devenait collante. Dans quel état se trouvait-il ? Ressemblait-il déjà au malheureux humain gisant dans le ruisseau ? Il rouvrit les yeux et constata, à sa grande stupeur, qu’il était à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. En bas, le Nightmarien était en train de préparer quelque chose. Il ne chercha même pas à savoir ce que c’était, enfin pas immédiatement. Il abaissa d’abord son regard sur lui-même, anxieux à l’idée de découvrir l’ampleur de ses blessures. Il eut juste le temps de remarquer qu’il était torse-nu avant d’entendre un roulement de tambour. Alors, il fixa le sol et vit la cible qui y était tracée.

Il comprit…
…il hurla…
…il chuta à une vitesse folle…
…le voilà avec de la terre dans la bouche et la tête enfoncé dans la terre. Pour la seconde fois, tout s’éloigna, tout devint noir…

(…)

Le souriceau reprit connaissance plus tard. Difficile d’être plus précis. Il pendait par les pieds, à la façon d’une loque, à l’irréelle main qui elle aussi était en piteux état. Maintenant, c’était simple, il avait mal de partout et particulièrement à son museau et à l’un de ses bras. Deux fractures… Vu ce qu’il avait subit, il pouvait s’estimer heureux mais il ne l’était pas. La douleur à elle seule faillit le renvoyer dans l’inconscience. Son visage était inondé de larmes, de sang et de terre qui se mêlaient en une pâte visqueuse. Le jeune Mobien ne faisait plus que gémir. Sa complainte misérable s’apparentait peu à peu au chant de l’agonie.

Alberich lui asséna des coups sur son museau brisé. Il les remarqua à peine. Au point où il en état, plus ou moins de souffrance, peu lui importait. Sa raison s’enfuyait, son espérance également. Il attendait la fin. Peu importait à quoi cette dernière ressemblait. Il voulait juste ne plus avoir mal. C’était son vœu le plus cher…

…son vœu…

Surprise…
Stupéfaction…
Les flammes d’or avaient jaillit. Le souhait s’était réalisé. Timothée n’avait plus mal. Il n’était pas guérit pour autant. Il saignait toujours, il sentait même l’os fracturé de son bras qui se trouvait là où il n’aurait pas dut être. C’était si étrange après ce long calvaire de se sentir apaisé. Le souriceau reprit peu à peu ses esprits. En face de lui, le Nightmarien s’était lui-même blessé. Il était à présent au sol, exprimant son mal être et vomissant des choses tranchantes. Il avait tout d’un coup l’air pitoyable. Il paraissait également fragile, lui qui avait donné une impression d’invulnérabilité.


* A la première flamme, la douleur reviendra… *
* Hein ? *

Une voix, non, un murmure dans la tête de l’enfant. Ce même murmure qui avait annoncé le trépas de Rodrigue. Timothée ne se pausa pas plus de questions pour l’instant sur ce chuchotement onirique. Il n’était pas tiré d’affaire. Il avait l’esprit clair et comprit tout de suite qu’il s’agissait d’une mise en garde. A la première flamme… c’était une référence au feu d’or. Il ne pouvait pas faire le moindre vœu sans que les flammes dorés ne se matérialise t et donc, il ne pouvait faire qu’un seul vœu avait de se retrouver neutralisé par la douleur. Que faire ?

* Si je me soigne, je resterais accroché à ses files. Je n’aurais rien changé, j’aurais juste retardé les choses. Pas génial… Si j’attaque le monstre, faut que je l’élimine ou le fasse fuir en un seul coup, sinon je suis foutu. Et même si j’y arrive, je vais me retrouver au milieu de la forêt dans un triste état. Et pus, ça se trouve que le truc auquel je suis accroché ne disparaitra même pas. Zut de sut, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? *

Se téléporter en un lieu sûr dans l’espoir que quelqu’un lui porte secours ? Peut-être était-ce là la meilleur solution mais cela signifiait fuir. Timothée Livarot avait l’étoffe d’un héros. Rodrigue lui avait dit de ne pas se laisser faire et le monstre avait montré sa faiblesse. Voilà pourquoi cette idée ne lui vint pas à l’esprit. Il opta pour une autre solution : la ruse. Il se souvenait qu’Alberich avait apprécié les comètes d’azur. Ce fut la base de son plan quelque peu douteux.

« Hé, toi, tu veux que je refasse de jolis comètes bleues ? Je peux faire même plus que ça, tu sais. Des trucs supers beau et amusant ! Un vrai spectacle pour toi tout seul. Si ça te dis, alors libère-moi, ok ? Après, faudra juste que… heu… je me concentre un peu pour faire ce que tu veux.»

Sa voix, bien qu’un peu tremblante car la peur de l’échec ne l’épargnait pas, était tout de même assez calme. Rien avoir avec ses suppliques tourmentées. Il puisait dans son courage, grand pour son âge, afin de se montrer digne de son héritage.
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« Répondre #13 le: Septembre 20, 2009, 01:12:54 am »

Hj Si Timmy accepte considère qu'Alberich s'en va en riant à tut tète (pour changer) et conclus, sinon le topic continus Tire la langue Hj

Il se sentait mal, ses émotions, celles de Timmy, et son tibia qui le lançait, Alberich continuait de vomir, personne ne pouvait comprendre son intense douleur, il s’était cogné le tibia bon sang ! Personne ici n’égalait son malheur, surtout pas le souriceau en miette,  qu’est ce qu’il avait lui ? Un bras cassé, un museau en trois morceaux ? Plus des trous partout sur le corps ? Bouhou le pauvre…Alberich lui avait presque un bleu ! Presque un bleu !

Il se convulsionna quelques secondes, n’entendant que des fragments de ce que Timmy disait, quelque chose de l’ordre de « Plus…Spectacle…ce que tu veux. ». 

Timmy devait, paradoxalement, posséder un type fibre parentale douteusement efficace puisqu’à chacune des crises d’Alberich il trouvait rapidement un moyen de lui rendre son terrifiant sourire. Il lui promettait…TOUT. Le Nightmaren n’était pas étranger à ce type de proposition de la part de ses victimes, toutes, lorsque leurs état le permettait encore, tentait à un moment de marchander la fin de leur souffrance. Cependant, avec Timmy, c’était différent, rien à voir avec ces pouvoirs, de ce qu’Alberich en avait vu il n’y trouvait rien d’impressionnant, qui soupçonnerait que le souriceau était virtuellement omnipotent alors qu’il venait de se faire mettre en pièce et que chacune de ses défenses tenait moins de deux minutes.

Non, ce qui changeait chez Timmy, c’était le goût, il avait peur oui, mais sa peur ne dégoulinait pas de terreur panique, elle n’était pas saupoudrée de crise de folie amenée par la douleur, de l’empressement nerveux suppliant pour que le supplice s’arrête. D’ailleurs Timmy ne suppliait pas.

Pour n’importe quel Nightmaren intelligent, le souriceau mentait, mal, très mal, face à une race se nourrissant d’émotion et communiquant par elles avant le langage, Timmy se posait comme le pire de bluffeurs. Heureusement pour lui, Alberich déviait profondément du chemin de l’intelligence. Si à ce moment une voix au fond de son esprit hurlait


* Alb ! C’est un piège ! UN PIEGE ! IL MENT ! C’est un MENTEUR !  * une autre s’empressait de répondre
*Mais ! Les pièges c’est pour les enfants ! *

 La seconde voix l’emportait. Alberich considérerait donc se servir de son jouet-souriceau comme homme de main – souriceau…homme de main…Homme de main dans une main…Homme de main dans une main qui tape des mains….

« HA HA HA ! HOMME DE MAIN COINCE DANS UNE MAIN ! HA HA HA !  »


De toute façon si Timmy Tim osait mentir au Nightmaren, il savait qu’il n’aurait pas plus de difficulté à le mettre en pièce plus tard que maintenant. Et puis l’idée d’avoir quelqu’un qui n’était pas un Nibelungen et qui ne se trouvait pas bloqué dans un asile était plus que séduisante pour un gamin comme Alberich qui a pour manie de déléguer toutes ses tâches à des larbins. Hmm comme Wizeman, il aurait quelqu’un qui à des pouvoirs sous ordres. Comme papa Wizeman…

Il flotta jusqu’au souriceau éclairé par le feu d’or et put constater de son museau cassé…Vraiment Timmy avait l’air profondément idiot, l’archétype du gamin que les parents ont bercé contre un mur. Non sérieusement, Alberich ne pouvait pas lui donner d’ordre alors qu’il ressemblait à ça. Il pris un mètre d’altitude puis remis le museau droit à grand coup de pied. Voila qui était mieux.

Maintenant…que souhaitait-il ?


« Hmm… Je veux…je veux…Jve du feu ! Un GRAAAAAAND feu ! Tu vas…tu vas…tu vas mettre le feu dans la plus grande des grandes villes ! Oui voila ! Tu vas mettre du feu partout dedans ! Partout partout ! Ou bien les Nibelungen vont te manger ! Ils vont te manger ! »


Timmy devait à présent être marqué, pour qu’il se souvienne, et qu’il obéisse. Alberich amena a lui deux bon kilos de la ferraille qu’il avait vomis peu avant. Il l’aligna puis, avec un large sourire, se servit de sa mâchoire pour réduire tout ces petits objets en poudre, des étincelles volaient alors que les foreuses tournaient et pulvérisaient les éléments.

Le petit devait sans doute trouver le son des plus étranges maintenant qu’il l’entendait sans douleurs. Ce manque de sensation s’avérerait bien utile pour la suite. Le nightmaren sortit de ses paumes deux petites hélices pleines d’yeux, elles rasèrent l’arrière des mains de Timothée. Détails stupides mais important. La poudre d’acier fraiche se divisa en deux tas égaux en l’air, chacun se rassemblant au dessus des mains du souriceau, puis, il rentrèrent sous la chair du mobien, en la tranchant assez profondément. A cause du sang Timmy ne le verrait pas de suite, mais à l’arrière de chacun de ses mains se trouvait à présent un visage souriant à l’effigie de celui de son tortionnaire. Il reflétait la lumière du feu d’or  et lorsque les saignements cesseraient, le petit mage pourrait constater de l’horrifiante précision dont Alberich fit preuve ce soir.

Fait à partir de l’essence même d’Alberich, contrairement aux Nibelungen, ces tatouages ne disparaitraient pas au bout de quelque jour. Tant que Timmy craindrait le Nightmaren, ces tatouages resteraient. Aussi, afin de prouver qu’il ne lançait pas de menace en l’air, deux frelons Nibelungen sortirent des mâchoires sur les tatouages. La main qui retenait le mobien disparut.


« Vite ! Va tout bruler »
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Le semeur de joie


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« Répondre #14 le: Septembre 20, 2009, 01:07:59 pm »

« D’accord, j’irais tout bruler… la plus grande ville, plusieurs même… » s’empressa de répondre Timothée.

Sa voix tremblait toujours, mais il peinait à masquer son soulagement. Le plan fonctionnait. Alberich l’avait libéré. Avant cela, le monstre s’était amusé à lui redresser le museau à coup de pieds. Il avait sentit les os brisés le chatouiller en bougeant. De ses narines s’échappaient en continu un petit ruisseau rouge. Le sang était également venu jusqu’à sa bouche et c’était mailé à la terre qui y restait. L’enfant avait éternué, et cacheté comme le mourant qu’il était. Mais l’absence de douleur lui donnait l’illusion de bien aller. Il se sentait juste fatigué. Ensuite, le Nightmarien lui avait rasé l’arrière de ses mains pour, croyait-il, lui offrir deux nouvelles balafres. La poudre d’acier, tout comme les os, l’avait chatouillé en pénétrant sa chair. Il ne s’en était pas inquiété. Bientôt, il pourrait se soigner.

Le souriceau ne prêta pas vraiment d’attention aux deux frelons. Il n’avait pas comprit d’où ils étaient sortit et s’en fichait. Tout ce qui comptait, c’était qu’il était libre de ses mouvements et que l’horrible créature onirique, satisfaite par sa réponse, s’en allait en riant comme un dément. Allait-il le poursuivre ? En un vœu il pouvait se soigner. Au prochain, il pouvait attaquer. Enfin, si tout fonctionnait correctement. Il était pour l’instant resté au sol. Son courage lui ordonnait de se relever et d’éliminer le semeur de peine. Sa peur lui intimait de rester affalé, de ne rien faire jusqu’à être seul. Bien que la peur, ou même la terreur, l’avait habité tout au long de cette confrontation, c’était le courage qui avait guidé ses actions. A chaque fois, il était revenu à la charge ou avait eu l’intention de le faire. C’était ses aptitudes qui lui avaient fait défaut et peut être aussi, un manque cruel de stratégie. L’esprit, lui, aussi jeune soit-il, était resté aussi droit que le permettait la situation. Mais, à cet instant précis, alors qu’Alberich s’éloignait en exprimant sa joie, l’esprit du mobien fléchit. Ce fut la peur qui s’imposa, la peur de subir un échec de plus, un échec qui pourrait bien être fatal cette fois. Le garçon resta au sol, il ne fit pas un geste.

Plusieurs minutes s’écoulèrent…

Voilà Timothée seul. Les frelons, eux-aussi, s’en étaient allés. Il voulu se relever mais n’y arriva pas. Sa fatigue était devenue de l’épuisement. Il commençait également à avoir froid. Il réussit juste à s’asseoir contre un tronc à proximité. Il saignait toujours et abondamment. Il ne réalisait pas que la vie commençait à le quitter, que le trépas était proche… très proche. Ses pensées se brouillaient, sa vision aussi. Machinalement, l’une de ses mains s’était placée sous son museau pour recueillir l’hémoglobine qui pleuvait. C’était si bizarre, si irréaliste. A présent, le Petit Mage ressemblait bel et bien au cadavre dans le ruisseau.


* Faut que je me soigne. *

Cela faisait partit du plan. C’est juste pour cela qu’il y repensait tout d’un coup. Il fallait suivre le plan, voilà tout. Alors, il fit le vœu. Il eut à peine le temps d’apercevoir une leur que déjà il sombrait dans l’inconscience.

(…)

L’air frais…
Le chant des oiseaux…
La douce chaleur du soleil…
Le souriceau se réveilla. Il était au même endroit, au pied d’un arbre. En face de lui, il y avait la clairière et le ruisseau.


* Quel heure est-t-il ? *

Midi sans doute, vu la hauteur du soleil, mais il voulut quand même jeter un coup d’œil à sa montre. Celle-ci n’avait pas résisté à ce qui c’était passé pendant la nuit. D’ailleurs, qu’est-ce qui c’était passé pendant la nuit ? Timothée fut surprit de remarquer qu’il était torse-nu, que sa fourrure était si sale que cela en était impressionnant, que son pantalon était maculé de… sang séché, que l’une de ses chaussures avait la semelle percée…

* Bon sang, j’ai dut louper un épisode… *

Il se leva, il se sentait las et il avait faim. En regardant autour de lui, il aperçut qu’à plusieurs endroits, le sol paraissait avoir été labouré. Il ne tarda pas à voir son t-shirt abandonné dans l’herbe. Il alla le prendre. Il était relativement propre. C’est pour cela qu’au lieu de l’enfiler, il le garda à la main. Un peu plus loin, il y avait son baluchon. Il alla le récupérer.

* Bon, je prends une douche et après, je retourne en ville pour me remplir l’estomac. *

Oui, la douche passait avant tout. A chaque mouvement, il avait envie de se gratter. La seule fois où il avait été plus sale que maintenant était quand lui et l’un de ses amis, Maska, avaient subit une variante urbaine du supplice « du goudron et des plumes » à cause d’une horrible fille. Le jeune Mobien se dirigea vers le ruisseau et, tout d’un coup, il poussa un cri d’horreur tout en bondissant en arrière. Il y avait un cadavre dans l’eau !!!

« Ho oui c’est sûr, j’ai loupé quelque chose ! »

Il ne s’attarda pas plus longtemps dans cette clairière qui portait les cicatrices d’un mystérieux événement. D’un pas rapide, il s’éloigna tout en cherchant dans sa mémoire trouble ce qui avait bien put se passer. Visiblement, il avait été impliqué, sinon il ne serait pas dans ce piteux état. Mais il ne se souvenait de rein. Un quart d’heure plus tard, le hasard le conduisit à une rivière. L’endroit semblait idéal, d’autant plus qu’ici le soleil pénétrait les frondaisons avec aisance. Le souriceau se déshabilla et entreprit de se laver, ce qui n’allait pas être une mince affaire. Des pieds à la tête, il allait falloir frotter. Et puis l’eau, elle était froide quand même. Bientôt, il se mit à grelotter et essaya d’aller aussi vite que possible. Pourtant, quelque chose le fit s’interrompre, un reflet métallique au dos de l’une de ses mains. Intrigué, il se mit à regarder avec plus d’attention. Maintenant que la terre et le sang avaient été enlevés, un tatouage apparaissait, un horrible tatouage d’acier représentant un visage en train de sourire. Le garçon constata que le même tatouage se trouvait sur son autre main.

Alors, il se souvint…

Il se mit à trembler de peur et non plus de froid. Paniqué, il essaya d’utiliser sa magie pour effacer les ignobles dessins. En vain. Un désir intense de quitter Deerwood et même le royaume de Mercie s’empara de lui. Précipitèrent, il quitta la rivière et commença à courir. Il revint tout de même en arrière pour enfiler, alors qu’il dégoulinait encore d’eau, son caleçon et son pantalon. Il prit tout le reste et s’enfuit…


* Jamais plus je reviendrais ici. JAMAIS ! *

Mais ce n’était pas le lieu qu’il ne voulait plus jamais revoir. C’était Alberich…
Ce dernier se rendrait-il compte que Timothée ne respecterait pas sa promesse ? Car oui, même avec la peur au ventre, le vagabond n’avant pas l’intention de mettre le feu à quoi que ce soit pour faire plaisir au monstre.

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