Pages: 1 2 [3]
Imprimer
Auteur Sujet: Vendredi 13 ]Libre[  (Lu 1594 fois)
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #30 le: Janvier 07, 2010, 06:27:47 pm »

Le sourire de Tony laissa la place à une grimasse colérique. Dans ses mains, la liste avait fait les frais de son mécontentement. La voila déchirée en deux et réduite à l’état de boules. C’était certain, Marverik, en optant pour la provocation, était parvenu à ses fins. Le garçon plus qu’irrité ne répondit pas tout de suite. Il chercha de son mieux une réplique cinglante, quelque chose qui lui permettrait de clouer le bec à ce cobaye si désagréable.

-Ha ouais, tu veux que je sorte le grand jeu ?! gronda-t-il en saisissant les barreaux de la cage. T’es cinglé mon pote ! Tu sais c’que j’peux te faire ?! J’pourrais te casser en deux rien qu’avec un doigt !

Il illustra ses propos en remuant vigoureusement la cage. Rien que cet acte témoignait de sa force stupéfiante car la structure de métal, lesté par le poids de son occupant, devait tout de même peser très lourd.

-Peut-être, mais t’as pas le droit, lança sournoisement Tina.

La fillette s’était rapprochée. La discussion entre l’échidné et son frère ne lui avait évidement pas échappé. Et il fallait bien avouer qu’elle avait particulièrement apprécié le passage où elle avait été mentionnée. Enfin quelqu’un qui se rendait compte que c’était elle la meilleure ! Le gamin se retourna face à sa sœur et lui hurla dessus.


-Toi, je t’es rien demandé !
-Alors comme ça, je te perturbe et tu as un complexe d’infériorité ?
-Il dit n’importe quoi cet abruti ! Et puis d’abord, ça te regarde pas. File-moi les clefs !
-Non. Papa veut pas qu’on joue avec les cobayes neufs.
-Il a insulté papa, je te signale. Il a dit qu’il était gâteux !
-M’en fou !

Sur ce, Tina adressa un sourire provocateur à son frère. Ce fut le signale d’une seconde bagarre aussi brève que la première.

-Pro-15, Pro-16 !!! Faut-il que je renouvelle votre matière grise pour que vous compreniez ce que j’ordonne ?!!

Tony lâcha l’oreille de Tina, Tina lâcha la queue de Tony, tout deux se séparèrent et se tournèrent le dos. Merrel, le visage de nouveau cramoisi par la rage, s’avança vers ses créations. Il fixa tour à tour chacune d’elles et reprit.

-J’ai besoin de CALME !!! C’est CLAIR ??!!
-Oui p’pa… répondirent ensemble et à voix basse les deux chatons.
-Bien. J’espère que je n’aurais pas à vous le rappeler encore une fois.
-Mais il vous a insulté ! hasarda Tony, toujours décidé à se venger de l’échidné.

Le docteur remarqua enfin le réveil de Marverik. Il l’évalua un court instant du regard avant de reporter son attention sur le petit mutant.


-Qui ne m’insulte pas en ce monde pitoyable ? Les gens on peu d’esprit, c’est une constante. Faudra le préparer. Et la femme ?
-Elle est morte, p’pa, répondit Tina.
-Morte ? Morte… pourtant, le sérum aurait du fait effet, même dans son état… c’est ennuyeux… quelque chose cloche…

Le ton du savant était tout d’un coup devenu passionné. Il se mettait déjà à réfléchir aux conséquences de l’échec de cette expérience.

-Bon, le cadavre est inutile maintenant. Nourrissez Pro-76.

Sur ce, le docteur retourna auprès de ses machines. Les deux mioches s’empressèrent de sortir la femme de la cage et l’emportèrent hors de la salle. Mais avant de disparaitre, Tony se tourna vers Marverik pour lui lancer quelques mots.

-Faudra te préparer mon pote. Attend-moi, je n’serrais pas long. Hé hé !

Voilà les deux mômes sortis. Plus personne ne prêtait d’attention à l’échidné. Le temps rythmé par les bips sonores réguliers s’écoula lentement. Au bout de quelques minutes, des gémissements arrivèrent aux oreilles de l’échidné. C’était Gody qui revenait à lui. Il ouvrit les yeux. Il avait l’air complètement perdu.

-Ho putain de merde… où… où je sui là ? fit-il en se redressant.
Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #31 le: Janvier 10, 2010, 08:33:04 pm »

Marverik tourna la tete quand il entendit Gody se reveiller. Celui-çi avait l'air complètement paumé.
On aurait dit un type qui se réveille avec une geule de bois spectaculaire. Alors, que lui dire ? Ils étaient dans la merde, et encore, ce n'était qu'un euphémisme. Vut que le chat était apparemment loin d'etre un model en matière de self-control, valait mieux me prendre avec des pincettes. Surtout que le mobien ne s'était pas fait un ami. Tony profiterais surement de la situation pour pratiquer sa petite vendetta sur l'échidné et celui-çi en était bien conscient. Mais voir ce morveux sortir de ses gonds avait été très instructif. Il avait beau etre un mutant, il possédait néanmoins un caractère typiquement humain. Pas de quoi cependant se réjouir, car selon les dires du gamin il sera le prochain a passer à la casserole et la pillule risquait d'etre assez difiçile a avaler.


" Nous sommes dans le labos du bon docteur. Au cas où tu ne l'aurait pas remarqué il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne c'est qu'on est toujours en vie, la mauvaise c'est que dans l'état actuel des choses, la bonne nouvelle n'est pas des plus réjouissante. "

Traduction, prépare toi à en chier si tu veut une chance de revoir l'extérieur un jour. Marverik avait cette manie de faire du mauvais esprit meme dans les moments les plus désespèrés. Question de point de vur. Paniquer ne sert a rien de plus que de faire des conneries et faire des conneries quand on est relégué a l'état de souris de laboratoire n'est vraiment pas la meilleur chose à faire.  L'échidné se demandait dans combient de temps Merrel viendrait le chercher. Allez savoir. Mais il serait patient, il était toujours patient. La patience est la meilleure arme lorsque l'on est emprisonné. Car il allait devoir endurer pour l'instant. Merrel ne l'aurait pas aussi facilement.
Il n'avait pas survécu face a toutes les organisations de mobius pour finir dans un frigo avec les tripes dans un bocal.


Une lourde complainte semblait s'élever des murs de l'édifice, une complainte glaciale. Ce sentiment qui vous saute à la gorge et dont la plupart des gens on une peur bleue. Ce réquiem résonnait comme les cloches d'un enterrement, et l'enterrement en question semblait s'approcher de plus en plus. Restait à savoir, si on avait l'intention de le mettre mort ou vif dans le cerceuil. La mort dans la douleur, qu'est-ce que ça pouvait etre cliché.
Vendredi 13, y a t'il un plus beau jour pour ce genre d'évenement. Les bips sonores des machines se répercutaient sur les murs de fer et l'odeur d'hémoglobine agressait toujours les naseaux des deux prisonniés. L'échidné releva la tete et sortis de son mutisme pour s'adresser à Gody.


" J'espère que t'as le coeur bien accroché gamin. Parceque la suite du programme risque d'etre réjouissante. "

Ils n'imaginaient pas à quel point.

Hj- Pas d'évolution dans ce ( très ) petit post. Enfin, je pense que la suite sera plus conséquente. ( Qui a dit gore ? ) -HJ
Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #32 le: Janvier 11, 2010, 08:36:30 am »

-Ta gueule, enfoiré ! répliqua Gody d’une voix déformée par la terreur. On dirait que ça te fais plaisir ! Moi, j’veux pas clapser ici !!! J’VEUX PAS !!!

Le chat avait gardé le silence jusqu’à présent mais la dernière réplique de Marverik fut de trop pour lui, d’autant plus que les brumes du sommeil s’en étaient allées et que par conséquent il pouvait pleinement prendre conscience de la situation. Il se mit alors à hurler et à se jeter contre les barreaux de sa cage. Ses nerfs avaient craqués. On pouvait le croire poltron mais le voyou, contrairement à l’échidné, avait déjà vu ce dont était capable Merrel. Il avait travaillé pour le savant fou presque une semaine avant de se retrouver là.

-Merrel ! Laissez-moi sortir ! vociféra-t-il à plusieurs reprises.

Incommodé par le vacarme, le scientifique finit par se retourner et jeta un regard mortel au félin.


-La ferme, toi, où je t’anesthésie !
-Vous pouvez pas me faire ça ! J’ai travaillé pour vous ! On en a choppé des cobayes !
-Ha, la bonne blague ! Toi et ton confrère, vous avez été d’une insupportable inefficacité !
-Mais y’a personne à capturer dans ce trou perdu ! On y pouvait rien !
-Peu importe. C’est comme ça, point final.
-J’vous en prit ! J’vous jure que…
-LA... FERME !!! Est-ce si compliqué ?!
-Pitié ! J’suis trop jeune pour mourir ! J’peux encore être utile ! J’ferais le ménage, la bouffe, le rangement !

Maintenant, le Mobien fondait en larmes. Merrel s’approcha, une intense colère peinte sur le visage, puis il reprit.

-Bon écoute… heu… machin. Si tu ne la boucle pas, je dis à Pro-15 et Pro-16 de s’amuser avec toi. Ok ?
-Non… non !
-Alors la FERME !!!

Cette fois, le chat redevint silencieux. Il savait ce que « jouer » voulait dire pour Tony et Tina. Il avait vu ces deux monstres à l’œuvre. Alors il ne dirait plus rien. Il se contenterait de pleurer sans un bruit. Satisfait, le savant fou revint auprès de ses machines. Son expérience touchait à son terme. Après encore une poignée de minute à scruter les données affichées sur le moniteur, il se tourna vers David. Il lui retira les capteurs posés sur son corps à l’exception d’un qui se trouvait sur son front.

-Lave-toi, ordonna-t-il.

Pas de réaction.


-Lève-toi ! répéta-t-il, plus fort.

Le hérisson s’exécuta. Ses gestes étaient maladroits. Ils rappelaient ceux des premiers mutants affrontés au dehors.


-Qui es-tu ?
-Pro-81, répondit le cobaye d’une voix monocorde.
-Qui suis-je ?
-Mon père.
-Qui est-il ?

Merrel désigna l’échidné de la main. David se retourna, fixa son ancien compagnon d’un regard vide puis :

-Marverik.

Le docteur nota quelque chose et poursuivit.

-Qui est Marverik ?
-Je ne sais pas.
-Bribes de souvenirs… toujours le même résultat… le sérum détériore systématiquement les mêmes régions du cerveau… marmonna l’homme de science.

Il enleva le dernier capteur et continua.


-Va te rhabiller.

Pas de réaction. L’ordre était trop compliqué. David était un zombie ou en tout cas, il y ressemblait beaucoup.

-Va t’habiller avec les vêtements là-bas.

Merrel désigna le tas d’habits posé dans un coin. Cette fois, le hérisson comprit mais il fut incapable de distinguer ce qui lui appartenait ou pas. Il prit au hasard et se retrouva bientôt affublé d’un gilet et d’une paire de chaussures bien trop grands pour lui. Par chance, il était tout de même tombé sur le bon pantalon. Il faisait pitié à avoir.

-Bien, revient vers moi.

Il y avait d’autres tests à réaliser mais à cet instant, l’attention de Marverik fut attirée par autre chose : la clameur d’une dispute qui se rapprochait. Tony et Tina étaient de retour. Les chatons se mirent à chuchoter une fois à l’intérieur du laboratoire. A en juger par leurs traces de griffures, ils s’étaient battus, sans doute pour une raison totalement insignifiante.

-Ha, mon pote, je t’ai manqué ? lança Tony, le regard brillant d’excitation.
-Tu manque à personne, rétorqua Tina.
-Ta gueule toi. Et ne t’amuse pas à me gêner quand je vais m’amuser avec lui. Sinon, je te gênerais quand tu t’occuperas de toto Gody.
-Ha, il est réveillé mon minou à moi !

Il aurait certainement été préférable que les deux gosses restent ensemble et qu’ainsi, ils se chamaillent sans cesse mais, hélas, Tina oublia totalement son frère dès qu’elle aperçu le voyou en larmes. Elle se précipita vers sa cage et commença à le consoler avec des mots doux. Pendant ce temps, Tony, tout sourire, s’avança vers Marverik.

-Faut que j’te prépare mon pote. La première étape, c’est…

L’enfant sortit la liste de sa poche et constata qu’elle n’était plus vraiment lisible. Zut alors. Il essaya de la déplier de son mieux et d’assembler comme il faut les morceaux. Au bout d’une petite minute, le résultat fut satisfaisant.

-Alors, où j’en étais déjà… ha oui, la première étape : te foutre à poil ! Dis-moi, mon pote, tu fais ça tout seul comme un grand ou je viens t’aider ?

Tony ricana tout en montrant le trousseau de clefs qui était maintenant en sa possession. Pour lui, cette première étape était une bonne occasion d’humiliation, une parfaite introduction. Pour Merrel, c’était une simple nécessité.
« Dernière édition: Janvier 11, 2010, 05:26:53 pm par Dr Merrel » Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #33 le: Janvier 15, 2010, 06:59:27 pm »

Il scrutait passivement le visage ricanant du chaton. Ce dernier devait bien prendre son pied. Il était clair que toute résistance ou réponse négative serait plus handicapante qu'autre chose et l'échidné ne donnerait a Tony le plaisir de paerticiper a cette petite séance d'humiliation. Rira bien qui rira le dernier. Si il avait les chocottes de se mettre à poil, alors autant ne pas penser a la suite des événement. Pour l'instant, il fallait jouer le jeu de ses geoliers. L'échidné regarda le chat avec un air amusé.

" C'est donc ça le fameux plan machiavélique que tu me reservait. J'ai le regret de te dire que je suis pas encore assez rouillé pour ne pas savoir me désaper tout seul. "

Encore de la provoc. Il en profitait avant de ne plus etre en état d'envoyer chier Merrel ou ses créatures.
Il jeta sa veste poussiéreuse dans un coin de la cage. Sa chemise était encore rougie de sang. Celui de David ainsi que celui qui s'était écoulé de sa blessure au cotes que lui avait infligée le mutant. Bizarrement, il ne ressentait aucune sensation dans cette partie du corp. Peut-etre que la crise qui était survenue avait temporairement diminuée ses sentations. Ou alors était-ce autre chose ?

 
Il envoya ensuite la chemise rejoindre la veste à terre. Les innombrables tatouages qui parsemmaine son corp étaient désormait visibles. Quelques anciennes cicatrices se faisaient également remarquer. Un léger amusement prit le mobien quand il vit où la lame avait laissé sa trace.
Une large coupure se déssinait sur l'un des innombrables dessins. Celui-çi représentait une tete de mort grimacante fumant un cigare. C'était un vieux tatoueur de Shamar qui lui avait fait celui là. C'était un signe que portaient les membres d'élite du SRAM. Celui qui le porte se rit de la mort. Et voilà qu'une entaille scindait le crane en deux.
Un signe. Non, coincidence.


Il défit sa ceinture et retira les vétements qui lui restait. Lorsque tout ses effets furent a terre, il respira un grand coup. Autant prendre un dernier moment de répit avant de passer dans les pattes du savant. Faire mettre le patient a poil était le signe anonciateur d'un passage sur le billard et l'expérience n'est pas des plus agréable. Il s'adressa a Tony.

" Alors terreur, qu'est-ce qui est prévu au programme maintenant ? "
Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #34 le: Janvier 16, 2010, 02:10:35 pm »

Le mécontentement de Tony fut évident. Le cobaye n’avait pas commit l’erreur de refuser d’obéir. Il s’était dévêtu sans manifester la moindre gêne, sans offrir le moindre spectacle au jeune tortionnaire. Une fois de plus, le chaton perdait le duel et il enrageait. Ho, bien sûr, il aurait toujours put se moquer des tatouages, dire que l’échidné n’était qu’un gribouille plus horrible encore que les dessins de sa sœur, mais le cœur n’y était pas. A présent, Marverik, toujours aussi sûr de lui, lui demandait la suite de programme. De la provocation, toujours de la provocation.

Peut-être trop de provocation…

Tony, les dents serrées et le corps tremblant sous l’effet de sa colère, ne répondit rien car il ne savait pas quoi répondre. Il abaissa son regard sur la liste chiffonnée dans l’espoir vain de masquer son impuissance. Sur la liste, il n’y avait rien d’autre d’écrit concernant l’échidné. C’était Gody qui avait droit à une préparation bien plus longue et désagréable. Le gamin aurait voulu échanger, en cet instant il le désirait ardemment. Hélas, il savait pertinemment que Tina avait une idée trop précise du contenu de la liste pour qu’elle ne se rende pas compte de la supercherie. Et si elle le remarquait, elle le dirait au docteur. La punition serait alors inévitable et redoutable, peut-être même fatale. Bref, le chaton ne pouvait rien faire. Mais il désirait plus que tout se venger de cet insupportable cobaye.

Il jeta un coup d’œil à Merrel. Celui-ci en avait presque finit avec le hérisson. Ce n’était plus qu’une histoire de minutes. Après, ce serait à Marverik de subir sa démence. Tony se délecterait à coup sûr de ce moment mais le Mobien était allé trop loin. Il ne voulait plus s’en contenter. Le chaton regarda ensuite sa sœur. Elle s’amusait à raconter de terrifiantes horreurs à Gody. Le pauvre s’était déjà pissé dessus et il paraissait sur el point de retomber dans les pommes. Pas de doute, Tina savait s’y prendre avec ses jouets. Tony en était jaloux.


-C’est pas du jeu, marmonna-t-il.

Devait-il essayer d’acheter le silence de sa sœur pour pouvoir torturer l’échidné en toute quiétude ? Le prix serait sans doute très élevé. Et puis, de toute façon, il disposait de trop peu de temps. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Tony reporta son attention sur son cobaye. Il fut sur le point de renoncer, de ravaler sa fierté, de se contenter de représailles imaginaires, mais il trouva enfin quelque chose à répliquer. Oui, il avait une suite au programme. Il allait peut-être enfreindre le règlement mais pas assez pour prendre un réel risque.


-La suite du programme ? Commence par te mettre à genoux. Moi, faut que j’aille chercher un truc.

Et il courut à une pile de cartons pour en sortir une boite de feutres. Une fois de retour à la cage, il jeta les feutres à Marverik.

-Tes tatouages m’inspirent, mon pote ! J’veux que tu t’en rajoute un ou deux ! Comme ça, tu seras parfait pour mon album photos ! Allez, hop, on commence ! Prend le rose et dessine-toi une petite maison sur le torse ! Après, j’veux une fleure verte sur ta cuisse ! Et après…

Ce n’était que le début du projet artistique. La fierté de l’échidné allait-elle, cette fois, le pousser à refuser ? Ou se couvrirait-il de ridicule dans tout les sens du terme ?
Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #35 le: Janvier 17, 2010, 03:02:57 pm »

La situation avait changée. La sensation de haine se répendait dans l'atmosphère. La colère sourde de Tony était palpable. Un volcan risquait d'exploser. Et dire que c'était lui qui avait reveillé ce volcan.
Si on pouvait tuer quelqu'un par le regard, le chaton l'aurait déjas zigouillé une bonne dizaine de fois.
Provoquer le mutant était de la folie. Marverik ne comptait plus le nombre de types qui le considérait comme dingue. Mais ça il s'en foutait. Il était peut-etre dingue, et alors ! La seule différence entre un dingue et le reste de la population c'est le nombre. En gros, c'est toujours la minorité qui est dingue meme si les autres sont encore plus fous qu'eux. Mais l'échidné ne se condérait pas comme dingue, seulement comme quelqu'un qui a sa propre vision du monde.


Voir Tony rager était amusant. La carapace du chaton allait se briser, et son air angélique disparraitra bientot pour laisser place à son vrai visage et ça, c'était interressant. Ce n'était plus une simple opportunité de l'humilier, c'était une action improvisée qui avait pour seul but de sauver les apparences. C'était évident, le mutant avait siof de vengeance. Cette fois ce n'était pas une necessité mais un ordre qui venait uniquement du chaton.
Et voilà pourquoi Tony avait perdu. Dès l'instant où il s'était rendu compte qu'il ne pourrait pas briser le mobien à lui tout seul, il s'était énervé.


" Une petite séance d'humiliation. Tu regarde trop de film d'horreur petit. Dans l'état actuel des choses ça ne servirai a rien de plus que te rendre encore plus impuissant. "

Soudain, Marverik eu une idée. Une idée qui ne plairait franchement pas à Tony, mais de toute façon c'était lui qui voulait jouer a ce petit jeux.

" Comme tu le vois je n'ai plus vraiment de place pour gribouiller. Mais je veut bien faire un effort "

Sur ces paroles, il se mit a fouiller dans les poches de sa veste. Il finit par y trouver un bout de papier qui était resté au fond de celle-ci. Allez savoir pourquoi, on a toujours des trucs qui trainent dans le poches. Il prit l'un des feutre et effectua un rapide dessin. Ce dessin en question représentait  un Tony aux traits grossièrement exagéré qui, étant à terre, se faisait marcher dessus par un personnage qui ressemblait étrangement à Tina.
Une fois son oeuvre terminée, il plia le bout de feuille en deux et l'envoya au mutant a travers les barreaux de la cage.


" J'ai vraiment des gouts de chiotte. Hein ! "
Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #36 le: Janvier 17, 2010, 05:56:02 pm »

Tony rattrapa le papier, le déplia hâtivement et le regarda d’un œil courroucé mais également curieux. Ensuite, il resta dans cette position une vingtaine de secondes, comme s’il était subjugué par ce dessin qui le mettait, lui et sa sœur, en scène. Marverik, observateur comme il était, remarqua que le corps du petit mutant s’était mit à trembler encore d’avantage. On l’aurait vraiment crut sous l’effet d’une fièvre virulente. Ensuite, lentement, le chaton releva sa tête vers le prisonnier. Son visage juvénile était enlaidi par un rictus crispé. Son regard vert fluo débordait d’une rage sans borne. Il eut un petit rire idiot qui se termina en un grognement sourd. Quelques goutes de bave apparurent aux coins de sa bouche. Toujours avec lenteur, il réduisit la feuille en une petite boule avant de l’avaler pour être absolument certain que jamais Tina ne pourrait la regarder. Sa respiration devenait sifflante et s’accélérait. Ce ne fut pas sans rappeler un taureau sur le point de charger.

-Tu… tu…

Il ne trouvait plus ses mots, la fureur engourdissait sa réflexion. Il eut un second rire, plus proche du ricanement. Une vision macabre venait de s’imposer à son regard. Il rêvait tout éveillé de mettre en pièces l’échidné. Et ce rêve était terriblement intense, terriblement plaisant. C’était simple, il n’arrivait plus à y résister. Des pulsions meurtrières le firent trembler de plus belle. Il chercha à prendre le trousseau de clefs dans sa poche mais, trop maladroit, il le laissa tomber au sol. Il ne se baissa pas, il oublia les clefs. Il oublia tout.

Sauf Marverik sur lequel ses yeux déments s’étaient fixés avec une intensité terrifiante.

Puis Tony parut soudainement se calmer. Plus de tremblement, plus de grimasse, juste un petit sourire innocent. Il sortit ses griffes. Elles étalaient démesurément longes et avaient l’apparence du métal. Encore quelques secondes d’immobilisme et enfin, il explosa. Il bondit sur la cage et chercha à attraper Marverik. Sa rapidité était fulgurante mais, heureusement, son action avait secoué la cage, jetant par la même occasion le cobaye à terre.


-J’VAIS TE BUTER !!! vociféra-t-il.

Alors, il commença à attaquer les barreaux, à les tordre, à les mordore. Il voulait attendre l’insupportable Mobien à tout prix. Il voulait le briser, l’éventrer, le démembrer, le bouffer ! Sa force avait de quoi faire peur. La cage, pourtant étudié pour résister à des prisonniers particulièrement robustes, montra rapidement des signes de faiblesse. Quelle ironie. En cet instant, Marverik était protégé par sa prison. Mais pour combien de temps ? Le verrou sauta. La porte sortit de ses gonds. Par chance, le chaton, aveuglé par sa rage, ne s’en rendit pas tout de suite compte. Il brisa un puis deux barreaux. La cage n’était plus qu’une carcasse tordue. Puis il comprit enfin qu’il pouvait attraper sa proie. Il plongea dessus, il bavait d’excitation.


-Hé mais ça va pas, toi !

Tina s’était ruée sur son frère. Elle l’attrapa par les jambes et le tira en arrière. Les griffes du monstre fou avaient frôlé le prisonnier. A présent, elles raclaient le sol et y laissait des traces profondes.

-J’LE VEUX ! IL EST A MOI !!!
-Ho, mais il est grognon ! Fait pas ton caprice !

Les deux mômes entrèrent dans une mêlée enragée. Mais Tony prit l’avantage. Il finit par faire voler sa sœur contre un mur et refit face à celui qu’il haïssait tant.

-Stop.

Cette fois, Tony se figea, glacé d’horreur. Merrel n’avait pas crié. Sa voix avait été simplement ferme. C’était ça le danger. Le savant était réellement hors de lui. Il ne voyait plus qu’en sa création une nuisance. Il s’était approché, suivit de David.

-Dis-moi, Pro-15, qu’est-ce qui cloche chez toi ?
-Rien… rien du tout… mais… mais il m’a insulté !

Le chaton s’était tourné vers le docteur et fondait en larmes, conscient qu’il était allé trop loin.

-Et c’est une excuse ?
-Non.
-Combien de fois je te l’ai dis ?
-17.
-Donc y’a forcément quelque chose qui cloche. Tu me comprends quand je parle ?
-Oui.
-Alors tu oublie.
-Non.

Tony gémissait à présent. Ce genre d’interrogatoire lui rappelait le début de son existence et pouvait également en signifier la fin. Tout ça à cause de l’échidné…
Toujours est-il que pour l’instant, plus personne ne prêtait d’attention à Marverik dont la cage défoncée ne l’emprisonnait plus du tout. Merrel et Tina était tourné vers le pauvre Tony qui semblait maintenant si misérable. Sur le sol gisait le trousseau de clef. Dans sa cage, Gody paraissait absent tant l’horreur de sa condition l’oppressait. Et, à une dizaine de mètres à peine, se trouvait l’escalier pour sortir de la cave…

Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #37 le: Janvier 19, 2010, 06:58:02 pm »

Si la haine était une odeur, alors cet endroit serait une véritable parfumerie. Une haine qui émanait du mutant. Une haine qui avait doublée en seulement quelques secondes. La haine d'un prédateur à qui sa proie vennait de lui échapper. Le mobien était allongé dans sa cage, repensant a l'attaque de Tony. N'importe quel quidam aurait hurlé quand il aurait vu le monstre fonçer sur lui toutes griffes dehors.
Mais il n'avait pas crié, il ne ressentait rien. Le chat avait craqué, l'arroseur arrosé en quelque sorte.
Et meme si il s'était fait un ennemi, il avait indéniablement gagné au change. Les barreaux tordus de la prison semblaient pointer un chemin vers la liberté. Seulement cinq ou dix metres, voilà ce qui le séparrait du salut.

C'était une haubaine, trop beau, beaucoup trop beau. Tellement sallutaire que c'était grossier. Il avait un sentiment de déjas vu. Oui il avait déjas vécu ce genre de situation, dans une autre vie.........

                             
                       ---------------------------------------------------

2075 : Camp d'entrainement de " Death Lagoon "

Les deux mains crispées sur la crosse de son arme, Il avançait lentement dans les gravas qui parsemaient le sol.
Le terrain gigantesque dans lequel il était siyué était un véritable perchoir pour tireur embusqué. Les rares immeubles encore debout surplombaient la grande avenue qu'il devait remonter. Le soleil lui tapait sur la tete et la lumière l'aveuglait. Continuant sa marche, prenant bien soin de rester sur les cotés du passage .
Encore deux cent metres et il aurait réussit. Peut etre deux cent metres de trop. Un premier impact de balle vint s'incurver dans le sol a quelques centimètres à peine de ses jambes. Par réflexe il courru devant lui. Un deuxième puis un troisième coup de feux se fit entendre. Dans le feu de l'action, il remarqua la carcasse brulée d'une voiture qui se situait au beau milieu de l'avanue désertique. Il s'accroupis et s'adossa a la carlingue. Plusieurs tirs ricochèrent sur le métal, tous centrés sur la zone qui servait de refuge a son crane.

Ces types tiraient bien et vite. Il ne ferait pas long feu si il restait comme un lièvre dans son trou.
Le silence retomba sur la scène de combat. Les snipers rechargaient leurs armes et attendaient patiemment.
Si il avait bien compté le nombre de balles, ils étaient au moins quatres. De là où il s'était caché, il chercha un élément du terrain qui pourrait le tirer de ce mauvais pas. Une petite ouverture qui menait a un petit batiment en ruine se demarquait. Il n'y avait à peine vingts pas a parcourir pour s'y réfugier. Il fallait etre rapide.
D'un coup il se leva et tira une salve avec son pistolet en direction des batiments d'où venaient les coups de feux.
La réplique ne se fit pas attendre. Les tireurs se mirent a tirer avec une précision chirugicale en direction de l'échidné. Celui-ci s'était déjas élancé. Plus que dix pas. Les détonations se rapprochaient. Plus que cinq pas, une balle lui effleura la joue. Un dernier impact vint s'encastrer dans le sol sableux. Il était rentré.
Et là, il sentit le contact d'un canon de revolver sur sa nuque.


" T'es mort. "

La décharge retentit. Le mobien était a terre et l'homme qui avait tiré le regardé dédaigneusement. Etrangement, le " macabé " se releva, sonné. Il se massa le cou.

" - C'était pas censé etre a balles réelles cette fois.
  - Du bluff. Lui répondit l'humain. Les instructeurs ont choisit de faire un entrainement faussé. La seule chose que tu risque d'avoir c'est une grosse bosse pendant deux ou trois jours. "

L'échidné se releva pour s'épouster.

" - T'as fait une grosse connerie.
  - Quelle genre de connerie "monsieurs". 
 - Toujours autant emmerdeur. Tu as intéret a repecter tes supérieurs si tu veux vivre vieux. Il montra les galons qui ornaient son habit militaire. Les consignes étaient pourtant claires. Celui qui quitait l'avenue sera immédiatement élimininé. Meme si ça semble plus façile, en cas de situation critique, on ne fonce jamais tete baissé tant que les autres ont un avantage, meme si ça implique de ne pas en sortir en un seul morçeaux. "

Des cris se firent entendre a l'autre bout du terrain. Des bruits de moteurs se fendèrent également le silence.

" Je ne comprend vraiment pas pourquoi le GUN s'occupe a former des boules de poils qui ne sont pas foutues de réfléchir avant d'agir. T'as beau etre au dessus du panier, tu ne restera toujours q'un petit joueur, maintenant barre toi. "

Il se souvenait avoir craché a coté de ses pompes et lui avoir répondut poliment.

" Oui, chef. "

                        -------------------------------------------------------

La leçon de morale de ce pseudo SS il s'en souvenait. Il n'avait pas eu besoin qu'on lui rappelle cette règle une seule fois dans sa vie. Non il ne s'échapperait pas. Il n'avait plus seizes piges et il avait vu bien plus que ces crétins du GUN avaient put voir pendant un siècle. Il était parfaitement conscient qu'une fuite ne servirait à rien, surtout si les autres joujous du savant se baladait dans le véritable labyrhinte qu'était le repaire. Calmer l'instins qui hurlait de s'écahpper par ce trou béant dans la cage. Non, il avait une autre opportunité.

Le trousseau de clefs avait aterit près de lui. Marverik le pris dans ses mains en vérifiant que Merrel et les deux mutants ne le regardait pas. Chaque clef avait une indication gravée dessus. On pouvait donc aisément deviner a quoi elles servaient. La plupart n'avanient aucun interet ou les symboles n'avaient pas de sens. Mais l'échidné en remarqua certaines qui étaient des plis interéssantes. Il n'irait pas dans le merdier sans un atout.

Le docteur avait visiblement finit d'engueuler sa création. Marverik balança sa trouvaille près de la cage de Gody histoire de ne pas éveiller les soupçons. Merrel se méfierait si il ne retrouvait pas ses passe partout.
Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que désormais il manquait trois clefs sur le trousseau.

« Dernière édition: Février 15, 2010, 03:51:22 pm par Marverik » Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #38 le: Janvier 20, 2010, 09:11:07 pm »

HJ- Je part du principe que les clefs volées se trouvent dans ta cage. Tu ne peux les cacher qu’ici. -HJ

Un silence particulièrement pesant s’installa dans la cave. Merrel fixait toujours Tony d’un regard qui, à présent, témoignait d’avantage de réflexions que d’énervement. Quelque chose avait toujours cloché chez Pro-15 et chez Pro-16 aussi d’ailleurs. Cette chose, cela faisait longtemps qu’il l’avait identifié. Les cerveaux des deux mutants provenaient de réels enfants. Le savant était parvenu à y implanter le savoir martial d’un vétéran mais il avait été incapable d’en chasser le naturel juvénile. Il était donc en compagnie de deux pros totalement immatures. L’indiscipline était une conséquence logique de ce fait. Francis se demandait à présent s’il allait se lancer dans la correction de ce défaut. Le projet était digne d’intérêt, c’était une certitude, mais il lui faudrait hélas beaucoup de temps et il avait déjà d’autres expérimentations en cours. De plus, se remettre à étudier la psyché de Pro-15 et Pro-16 demandait une puissance informatique dont il ne disposait plus. Seule les laboratoires de la Tech-13 lui avaient fournit un pareil équipement. Non, il n’y avait aucun doute, il devait continuer ce qu’il avait entreprit.

Tony, les mains dans les poches, était appliqué à fixé ses chaussures. Il n’osait plus faire un geste ou dire un mot ; il attendait le verdict de son créateur. Avertissement, punition, destruction… son angoisse avait prit des dimensions phénoménale. Un seul mot du vieillard pouvait mettre un terme à son existence.


-Bon, va voir s’il n’est pas possible de trouver un autre cobaye dans les parages. Deux, ce n’est pas assez.

Le chaton sentit un soulagement sans borne l’envahir. Le docteur l’écartait simplement. C’était une punition relativement clémente, il avait raison de s’estimer heureux. Il ne répondit rien, de peur de faire une bêtise, et il prit d’un pas très rapides la direction des escaliers.

-T’as pleuré, lui souffla à l’oreille Tina alors qu’il passait à côté d’elle.
-Même pas vrai, répondit-il en essayant ses grosses larmes.

Une fois arrivé à la première marche, Tony se retourna pour jeter un dernier regard à Marverik. Son désire de le mettre en pièces avait encore grandit. Tous ce qui lui arrivait, c’était à cause de l’échidné. Dommage, il n’allait pas avoir l’occasion de le voir souffrir sous les bons traitements du scientifique. Il se contenterait des bruits, enfin s’il y en avait.


-Allez, assez perdu de temps comme ça, déclara Merrel une fois Tony disparu. Pro-16, amène-le-moi.

L’homme de science avait montré de la main Marverik. C’était son tour. Il le savait, résisté était inutile. Tina était tout aussi dangereuse que son frère. La petite féline à la robe move s’approcha de la cage défoncée. Elle avait un joli petit sourire et une expression ravi dans son regard vert fluo.

-Allez m’sieur l’tatoué, papa veut te triturer ! fit-elle en tendant les mains pour attraper le cobaye.

Elle le conduisit sans violance mais avec fermeté jusqu’à la table d’opération. Là, elle le fit grimper et s’allonger. Enfin, elle referma sur ses poignets et ses chevilles les solides entraves de métal. Voilà le cobaye immobilisé. Tina s’écarta.


-Ne restez pas dans mes pattes vous deux ! lança Francis à l’intention de Pro-16 et de Pro-81, l’ex-David. Allez vous occuper du chat.
-Ok. Allez, viens, toi !

Tina prit le hérisson par la main et l’entraina au fond de la salle. Les tourments de Gody n’étaient qu’à leur commencement. Merrel examina un instant l’échidné. Il ne porta pas d’attention aux tatouages. Il évalua juste l’aspect général du nouveau cobaye avant de prendre une série de capteurs. Il en mit un sur le front, un autre sur la poitrine, un troisième sur le bras gauche et le dernier sur la cuisse droite.

-Voyons ce qu’il en est… marmonna-t-il pour lui-même.

Il se tourna vers l’écran et attendit le résulta de l’analyse. Marverik n’avait qu’à tourner la tête pour regarder lui-aussi. Une foule de données s’affichèrent. Pour le scientifique, chacun d’entre elles avait un sens précis. Pour le Mobien, c’était du charabia. La seule chose qu’il put comprendre, c’était le titre.


Citation
Pro-82 : Composition sanguine

Pro-82… ou en clair, Prototype numéro 82. Rien de plus logique, David avait été le 81. En passant entre les mains de Merrel, Marverik héritait d’un nouveau nom.

-Parfait, le sérum est bien présent… Perception de la douleur à présent…

L’homme appuya sur un bouton de la machine face à lui. Alors, le capteur posé sur le ventre du mobien se mit à emmètre un petit sifflement croissant alors qu’une diode rouge s’était éclairée. Deux secondes plus tard, le cobaye sentit un pincement lointain.

-22.274 %... c’est dans la norme…

Marverik comprit peut-être mieux pourquoi il n’avait pas sentit ses blessures à son réveil. Un produit anesthésiant lui avait été injecté. Mais cet anesthésiant n’était visiblement pas ordinaire puisqu’il n’affectait pas les sensations générales. Seule la douleur était altérée sans pour autant procurer le moindre engourdissement.

-Alors… je test de quelle façon ? J’ouvre ou je reste en surface ? Peut-être qu’une blessure conventionnelle  fournira une bonne base. Oui, une blessure conventionnelle mais simulée. Il ne faut pas fausser les relevés.

Réguisant programme… La situation actuelle n’était peut-être pas très plaisante, mais elle risquait vite de devenir bien pire.
Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #39 le: Février 09, 2010, 05:42:17 pm »

Visiblement Merrel avait choisit de commencer en douceur. Étant un scientifique il devait vouloir travailler tranquillement sur ses cobayes sans qu'ils gigotent comme des fous sur la table d'opération. il pouvait être rassuré, car le mobien n'avait pas l'intention de se débattre, cela ne rendrait l'opération qu'encore plus douloureuse. Suite au léger pincement, le docteur nota quelque chose sur un calepin posé sur une petite table en acier. Sur cette même table  on pouvait distinguer divers outils médicaux. D'allures peut engageantes, ceux-ci semblait requis pour des autopsies ou alors pour des séances de torture. 

L'échidné entendit un bruit d'interrupteur et l'instant d'après, une lumière aveuglante apparut au dessus de sa tête. La chaleur que la lampe dégageait contrastait avec l'air glacial qui régnait dans la salle. Merrel se pencha sur la petite table et pris un objet sur celle-ci. Ce dit objet avait une apparence peut attractive. C'était un espèce de marteau en inox dont l'extrémité formait une étrange forme à la fois massive et recourbée. Le scientifique se plaça au niveau des jambes du mobien. Marverik ne chercha pas a regarder, c'était inutile. Il aperçu seulement Merrel effectuer un mouvement du poignet assez vif pour quelqu'un de son age, puis il ressentit une autre sensation au alentours de la cuisse.

Visiblement l'anesthésique faisait toujours effet. Cependant quelque chose attira son attention. Le pincement semblait disparaitre mais il y avait quelque chose de bizarre
On aurait dit que la blessure se résorbait. l'image de l'ordinateur lui revint en tête.
Merrel l'avait rebaptisé. Cela signifiait peut-être qu'il  comptait faire de lui ce qu'il avait déjas fait avec David.  Un autre pincement, plus prononcé cette fois.
Suivis du meme sentiment, celui de ressentir que la peau et les muscles se reforment. Mais ça n'allait bientôt plus être aussi gentil, le produit cessera d'être efficace tôt ou tard. Être calme extérioriser l'angoisse surtout il faudrait beaucoup plus que ça pour le faire hurler.

Alors que la blessure se régénérait, le docteur se déplaça vau niveau de son torse. Sa main tenait toujours l'instrument en acier trempé mais il était plein de sang. Bien que la forte luminosité troublait sa vue, l'échidné remarqua que Merrel semblait satisfait.
c'était mauvais pour lui. Un bip sonore se fit entendre suivit du bruit significatif d'un électrocardiogramme en marche.

Certains auraient hurlés ou implorés le savant fou en cet instant. Signes de désespoirs autant stupide qu'inutiles car premièrement supplié un dingue ne peut que le rendre encore plus violent et deuxièmement que Merrel se foutait complétement de ce genre de chose. C'est vrai qu'est-ce qui pouvait faire ? Lui dire que quand tout ses contacts verront qu'il lui était arrivé quelque chose  ils rappliqueront la zone au peigne fin ? Inutile, Le savant n'avait aucune notion du danger. Face a ce genre de type tout les stratagèmes civilisés sont fugaces.Toujours est-il que le docteur après avoir observé l'écran reposa son regard sur le mobien, visiblement près a une nouvelle intervention.
Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #40 le: Février 13, 2010, 05:58:01 pm »

Le Dr Merrel était satisfait, en effet, mais peu enthousiaste. L’expérience qu’il menait n’avait pas à ses yeux un intérêt digne de ce nom. Son objectif : gagner de l’argent pour mener de « vraies » espérances. Et pour gagner de l’argent, il lui fallait pouvoir vendre son travail. Il était parvenu à créer des mutants redoutables, Tony et Tina en étaient des preuves vivantes, mais concevoir de pareilles créatures étaient hors de prix. Le procédé devait être simplifié, les coûts réduits et peu importait, cette fois-ci, si la qualité était moindre. Une armée de mutants médiocres intéresserait toujours plus qu’une seule machine à tuer, enfin c’était ce que ce disait le savant. Il cherchait à faire avec toujours mois de temps et de moyen. Pour l’heure, les résultats étaient mitigés. Les pantins de chair qu’il avait animé était douté d’une intelligence plus que limité et leurs aptitudes n’avaient rien de supérieur à celles du simple zombi de film d’horreur. Ce n’avait strictement rien à voir avec les deux chatons. Il fallait donc faire mieux.

Améliorer la régénération de ces automates biologiques était le présent objectif. Marverik servait à l’expérimentation du sérum baptisé Régen112. Le produit avait pour l’instant refermé en un temps convenable des blessures superficielles. L’ordinateur le confirmait par ses nombreuses statistiques qui saturaient l’écran. Le vieil homme nota ses dernières constatations sur son bloc-notes avant de se munir d’un nouvel outil. C’était une sorte de poignard gradué. Quand il fut joint à un petit trépied, l’ensemble ressemblait plus à une foreuse. L’heure était venue d’aller plus en profondeur. Du coin de l’œil Tina observait, délaissant un peu le pauvre Gody qu’elle martyrisait. Ça allait devenir intéressant. Et dire que Tony manquait le spectacle !


-Allez, cinq par trente pour commencer, déclara Merrel.

Il positionna le macabre engin sur la cuisse de l’échidné, l’ajusta avec soin, s’arrangeant que la lame ne traverse pas l’os, puis il alla jusqu’au clavier pour entrer les paramètres. L’engin téléguidé pour une précision maximale débuta son œuvre. Cinq centimètres de profondeur sur trente de longueur, autant dire que c’était là une monstrueuse entaille. Marverik sentit avec plus de netteté la lame trancher sa peau, sa chair, ses muscles… La table, du côté de sa jambe gauche, se couvrait de son sang. Et la souffrance, cette fois, se mit à croitre au lieu de s’évanouir.


-Non, non et NON !!! vociféra Merrel.

Dix secondes d’attente lui avait suffit pour constater le peu d’efficacité du Régen112. Maintenant que la blessure était sérieuse, le sérum n’avait qu’un effet très partiel. La blessure finirait par se refermer d’ici peut-être une demi-heure. Autant dire une éternité dans le feu de l’action ! D’un geste rageur, l’homme de science arracha l’outil trancheur de la jambe de l’échidné et le jeta à sa place sur la table adjacente. L’expérience était un échec et la voilà donc terminée.


-Pro-16, romaine-moi ce cobaye dans une cage. Il pourra peut-être encore…
-Attention !

La voix de Tina ne s’était pas encore tue que déjà une puissante détonation retentissait, faisant trembler les murs. La lampe qui dominait et aveuglait l’échidné vola en éclat dans un bruit de verre brisé et d’étincelles électriques. Une seconde détonation suivit, puis une troisième et une quatrième. Voilà l’un des ordinateurs défoncé. Mais que se passait-il donc ? Un imprévu, c’était certain. Le docteur Merrel, faisant preuve d’une vivacité peu commune surtout pour quelqu’un de son âge, s’était jeté au sol et ainsi avait échappé à la mort qu’on lui promettait. Du coté des escaliers, un bruit de lute puis une vive lumière, une chaleur intense. Ensuite, non loin de Marverik, le mur sous l’effet d’un mécanisme, dévoila un passage. Merrel s’y engouffra sans demander son reste. Le passage secret se referma dans un claquement sec. Le savant avait toujours une sorte de secours.

-Merde ! lança une voix que connaissait déjà l’échidné.
-Ho putain ! Beek ! Beek j’te croyais mort ! gémit Gody dans sa cage.

Le mercenaire s’avança dans la cave. Dans une main, il avait un fusil à pompe, dans l’autre, un lance-flamme. Mais il était également d’une pâleur à faire peur et sa démarche témoignait d’une grande fatigue. Tina, qui avait essayé de l’éliminé, n’état plus qu’un tas de viande carbonisé. L’homme regarda les lieux, à la recherche d’un danger potentiel. Il ne vit rien mis à part le monstre qu’était devenu David. Une bouffée de flammes de plus et voilà le hérisson retourné au trépas.


-Fait-moi sortir de là Beek, s’t’en prit !

Moins d’une minute plus tard, le chat était libéré. Beek l’examina avec hâte, constatant qu’il n’avait physiquement presque rien mais qu’il commençait sérieusement à déraisonner. Ensuite, l’homme alla à la table d’opération pour permettre à l’échidné d’en partir. Sitôt que ce fut fait, il s’adressa à lui en ouvrant son sac à dos pour en sortir la trousse de secours.

-Faut pas trainer. Le vieux va rappliquer avec je ne sais quelle autre horreur. J’m’occupe de ta jambe puis on sort d’ici, ok ?

Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #41 le: Février 15, 2010, 03:49:27 pm »

Assis sur la table d'opération, l'échidné observait Beek sortir divers outils de soins destinés a refermer la monstrueuse entaille qui lui avait déchirée les muscles et qui pissait allègrement le sang,
Il était relativement surpris, il était certain que le mercenaire avait finit en carpaccio mais il avait vraisemblablement survécu aux événement, pas sans mal. A voir la tête qu'il tirait on aurait crut un mort vivant croisé avec un cachet d'aspirine. C'est lorsqu'un léger spasme lui fit trembler la jambe que la douleur revint au galop. Ce n'était pas des plus agréables, Merrel avait surement touché les nerfs ce qui rendait plus difficilement supportable la situation.

" Encore en vie. Vous avez la peau dure. "

Pas besoin de sortir un discours. Dans l'état actuel des choses, de longues explications ou interrogations supplémentaires auraient été totalement inutiles. Après tout l'humain aurait très bien put le laisser se vider de son sang sur la table d'opération. Alors que Beek s'affairait a chercher dans  la trousse de secours, le mobien se baissa et plongea la main dedans. Une fois qu'il eu briévement fouillé il saisit dans sa main une aiguille et un flacon de morphine.

" Je me fait une injection et tu voit ce que tu peut faire pour arrêter l'hémorragie. Pas la peine de faire du travail d'orfèvre, j'y survivrai. "

Le flacon dans la main, Marverik introduit l'aiguille dans le liquide et attendit que celui-ci remplisse la seringue. Une fois préparé, il attrapa une étoffe qui trainait dans le sac a dos de l'humain et se fit rapidement un garrot au niveau de la cuisse. Il saisit la seringue, un petit tremblement agita sa main.
Une fois passé il introduit sans ménagement l'aiguille dans la veine et y déversa le liquide.
La douleur semblait s'effacer partiellement, ca sera plus facile de fuir sans trainer la patte.
Pendant que le mercenaire essayer de réparer les dégâts fait par le docteur, l'échidné reprit la parole.


" Je ne sais pas comment vous êtes arrivé là mais on est loin d'être tiré d'affaire. Dans quelques temps la gamine va se relever et son frérot traine toujours dans les couloirs. "

Il est vrai que l'absence de Tony n'était pas rassurante. Si ca se trouvait Merrel l'avait déjas  envoyé pour remettre l'ordre et sachant a quel point le chaton le détestait, se retrouver face a lui serai très légèrement emmerdant. Beek venait de terminer son intervention. Il avait arrêter le saignement et serrer un bandage de fortune autours de la jambe de son interlocuteur. Ceci fait, Marverik quitta la table en acier et marcha d'un pas lourd ver sa cage. Le poids de l'intervention devrais l'handicaper encore un peu malgré sa résistance à la douleur combinée avec l'injection de morphine. Il saisit ses vêtements et s'habilla en hâte histoire de na pas déambuler à poil dans les couloirs. Alors que les deux autres avaient le dos tourné, il saisit plusieurs objets brillants qu'il avait dissimulé dans au milieu des habits. Il prit l'une des trois clés et la contempla brièvement. Même si terminator et son copain comptait se tirer d'ici, lui prévoyait un petit détours. Il rangea  l'objet dans la poche de son pantalon qui était maintenant dégoulinant de sang et retourna vers son sauveur improvisé.
Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #42 le: Février 15, 2010, 07:40:47 pm »

-Bien, en route, déclara Beek en refermant son sac à dos.
 
Il se redressa et fit face à Gody. Ce dernier cherchait des chaussures à sa taille car les siennes avaient disparu et pour cause, elles avaient été digérées par l’abomination informe et noirâtre croisée précédemment.


-On n’a plus le temps Gody.
-Mais… mais…

Le chat, visiblement très perturbé, montra ses pieds nus pour justifier sa fouille, comme si le mercenaire n’avait pas comprit. Beek jeta un coup d’outil vers l’escalier. Son sang froid ne cachait que partiellement son inquiétude. Chaque seconde perdue était peut-être une chance de moins de s’en sortir en vie. Pourtant, il n’insista pas et laissa le félin reprendre ses recherches. Peut-être jugeait-il que du temps, ils en avaient déjà trop perdu pour encore compter dessus. Peut-être se méfait-il aussi de la précipitation. Toujours est-il qu’il vérifia le chargeur de son fusil à pompe, ainsi que celui d’un pistolet mitrailleur qu’il portait à la ceinture. Cette dernière arme, il la lança à Marverik.

-Y’a une cache d’armes dans le château, commenta-t-il, mais elle date un peu et l’humidité a fait des ravages. Alors fait gaffe. Y’a plus de chance qu’il s’enraille qu’autre chose. Enfin, c’est mieux que rien.

L’homme poursuivit en examinant le mur par lequel Merrel s’était enfuit.

-Le frérot, comme tu dis, connait l’existence de cette cache. J’aurais put tout bousiller après avoir pioché dedans mais ça aurait servit à rien. Tony a sa propre collection planqué quelque part. Il aime ça, les flingues, les gros. C’est ces jouets.

Beek se retourna. Il n’avait pas réussit à trouver le mécanisme du passage secret et renonçait à continuer de chercher.

-Alors ça va canarder, c’est certain. Soit prêt l’échidné. Gody, cette fois on y va.
-Mais…
-Pas grave. Tiens, prend ça plutôt.

Le chat n’avait toujours pas trouvé de chaussures. Trop grandes, trop petites, trop abimés, aucune qui convenait. A la place, il eut droit à une lampe torche. Il regarda l’objet, perplexe.

-Je… j’préférerais un flingue tu sais.
-Tu seras plus utile en éclairant le chemin. N’oublie pas que de nous trois, c’est toi qui vois le mieux dans le noir. Tu va nous guider.
-Quoi ? Moi, devant ?!
-Juste devant. Tu préfère être dernière et te faire poignarder dans le dos ?
-Non, non, ça va comme ça…

La vérité était que Gody, vu son état mental, risquait de devenir trop dangereux avec une arme entre les mains. Le mercenaire s’approcha de lui, lui mit une main sur l’épaule, lui murmura quelque chose d’encourageant puis, il se dirigea vers l’escalier.

-Allez Gody, ouvre la marche. Toi, l’échidné, à mes côtés. On y va sans se presser et on bute tout ce qui vient à nous. Si c’est l’espèce de moisissure rampante qui ramène sa tronche, pas de soucis, je la carbonise. Et surtout, surtout, on ne se sépare pas !

Après un dernier regard sur le corps calciné de Tina, qui n’avait toujours pas bougé et qui continuait de fumer, le mercenaire s’engagea dans les escaliers à la suite du chat.

---

-Des heures, des jours, des semaines, peut-être même des mois de perdu !!! vociféra Merrel, hors de lui.

Il fallait toujours que quelqu’un aille foutre le bordel dans son laboratoire, TOUJOURS !!! Mais ça n’allait pas se passer comme ça ! Ha, ça non ! Il allait payer, ils allaient tous payer ! D’un pas rageur, le vieillard se dirigea vers la sortie du tunnel. Chemin faisant, il sortit un petit appareil de sa poche, une sorte de talkie-walkie, et s’en servit pour contacter Pro-15.


-Heu… zut, c’est quel bouton déjà ?
-T’as déjà décroché abrutit ! Qu’est-ce que tu fabrique ?
-Ben comme vous me l’avez dis, j’suis…
-T’as rien entendu ?!
-Qu’est-ce que je devais entendre ?
-Tu sers vraiment à rien ! Ce sale mercenaire à tout bousillé ! TOUT !!!
-L’échidné ?
-NON DOUBLE IDIOT !! L’HOMME !!!
-…
-Tu va me les occire, me les tailler en pièce, me les ratatiner, en faire de la chair à pâté, les dévorer, les éviscérer ET PLUS VITE QUE ÇA !!!
-Ok, docteur !

Merrel raccrocha et faillit briser l’appareil dans sa poigne enragée. Puis il disparut à l’autre bout du tunnel.

---

-Cool !

Tony abaissa l’appareil. Une fois de plus, on lui avait hurlé dessus mais peu importait. Un large sourire ornait son visage. Il rangea l’appareil et tapota la crosse de son fusil de chasse qu’il portait sur l’épaule. L’arme était, précisons-le, plus haute que son propriétaire.

-Dis-moi Tony, dit-il pour lui-même. Tu ne crois pas que deux ou trous joujoux supplémentaires ne seraient pas de trop ? Ho mais si, si, si ! Surtout si y’a mon pote ! Hé, hé ! Tony, t’es un as !

Sur ce, il prit le chemin de son petit repaire d’un pas sautillant.

---

Cela faisait quelques minutes que Beek, Gody et Marverik marchaient dans les sombres couloirs du château. Le chat tremblait comme une feuille et sursautait pour un rien mais à part ça, rien à signaler. C’est quand le groupe pénétra dans une salle assez vaste que le danger se manifesta. Non, pas par surprise, bien au contraire. Un rire s’éleva, un rire enfantin, joyeux et sadique. Il fut reprit en échos dans tous les couloirs. Impossible de savoir où se trouvait Tony car il ne pouvait s’agir que de lui. Immédiatement, Beek, s’aplatit contre le mur et balaya la zone du regard, prêt à tirer. Gody recula, terrorisé, et se cacha derrière le mercenaire.

-Putain, Gody, où il est, lança le mercenaire d’une voix base.
-J’en sais rien, j’le voit pas !
-Moi, je vous vois ! dit Tony, aux anges.

Puis le petit chaton se fendit d’un nouveau rire, plus terrible encore que le premier. Et, pire que tout, il était toujours impossible de le localiser. Où se mettre à couvert ? La salle avait deux portes, l’une opposée à l’autre. Le mutant pouvait bondir par l’une d’elles à tout moment et ouvrir le feu. Ou bien était-il déjà dans la salle, caché derrière l’une des nombreuses collons. Comment savoir ? L’obscurité était presque totale. Seule la lampe torche de Gody donnait un peu de lumière mais le chat mort de trouille la magnait d’une façon si frénétique qu’elle ne servait plus à grand-chose.

Journalisée
Marverik
Jr. Member
**
Messages RP : 38
Messages: 54


Voir le profil Possessions
« Répondre #43 le: Mars 07, 2010, 04:50:10 pm »

Pour la discrétion c'était raté. Non seulement ils étaient dans une position désavantageuse mais en plus il fallait que Tony ait une passion pour les gros flingues. Cette petite saloperie pouvait être planqué n'importe où avec un jolis fusil bien huilé et prêt à les envoyer dans l'autre monde avec un pruneau dans le crane en prime. Et comme si ca ne suffisait pas, il était capable de voir dans l'obscurité. Assez emmerdant en tenant compte du fait qu'ils n'étaient pas foutus de voir a 5 mètres devant eux, et ce n'était pas la lampe torche que tenait Gody qui allait les sortir de là.

L'échidné retira le cran de sureté de son arme. Le bruit du cliquetis se répercuta dans toute la salle puis s'évanouit laissant une nouvelle fois place au silence. Il était évident que ce calme ambiant était une façade. Soit le mutant avait trouvé une bonne planque d'où il pourrait tous les  tirer, soit il s'était mis en mouvement pour mieux les atteindre. Dans les deux cas, il fallait impérativement bouger.
Toujours adosser a l'une des nombreuses colonnes qui ornaient le funeste endroit, il s'adressa a Beek.


" On va devoir dégager d'içi vite fait. Si l'on reste statique, il nous tirera comme des pigeons d'argile  à la foire. "


Un léger froissement se fit entendre. Un son que des types comme Beek ou Marverik reconnaissent entre mille. Le bruit d'une paire de chaussure qui résonne sur le sol rocailleux, signe d'un déplacement furtif. Mais d'un autre coté, il doutait qu'un monstre comme Tony ne sache pas se montrer plus discret. La seule explication c'était qu'il voulait leur foutre la trouille. Oui, les faire baliser afin de mieux pouvoir les cueillir. Et il fallait avouer qu'il y avait de quoi.
L'être humain a toujours plus peur lorsqu'il ne voit pas la mort arriver, il ne sait pas quand et ça l'angoisse. A l'heure qu'il est, il avait un angoissé pour deux types calmes mais pour combien de temps encore ?


" Il aura toujours l'avantage dans ce genre d'endroit. Il faut aller dans une zones plus restreinte. "

Il repensa aux clés qu'il avait volé a Tony pendant sa brève détention. Si il avait bien déchiffrer  les inscriptions il pouvaient avoir l'avantage et ça Merrel et ses toutous ne l'avait surement pas prévus.
Leur manque d'attention allait leur revenir en plein sur la gueule comme un boomerang lancé a contre sens du vent.


" Vous avez bossés ici, alors vous connaissez les lieux. Où mènent les sorties de la salle. "

Journalisée

" Un jour il fut découvert que Dieu ne nous avait pas voulu égaux. C'étaient de mauvaises nouvelles pour le Gouvernement du Monde, car cela semblait contraire à la doctrine du "Portion controlled servings". Les hommes devraient être faits de manière plus uniforme si l'on voulait que le futur fonctionne. Divers moyens furent cherchés pour nous lier tous ensemble mais, hélas, l'uniformité semblait impossible à imposer. C'est à peu près à ce moment-là que quelqu'un eut l'idée de la criminalisation totale. Basée sur le principe que si nous étions tous des bandits nous pourrions enfin être tous pareils à un certain degré aux yeux de la loi. Astucieusement nos législateurs calculèrent que la plupart des personnes étaient trop fainéantes pour accomplir un vrai crime. Donc beaucoup de lois furent fabriquées, rendant possible pour tout le monde de les violer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et une fois que nous aurions tous enfreint une loi quelconque, on serait tous dans le même grand club joyeux, là-bas avec nos dirigeants, les industriels les plus exaltés et les plus grands pontes de vos religions favorites. La criminalisation totale était la plus grande idée de son temps et était très populaire, excepté parmi ces gens qui ne voulaient pas être des bandits ou des hors-la-loi. Alors, bien sûr, on a dû les y mettre dedans aussi... Et c'est une des raisons pour lesquelles un jour la justice fut déclarée illégalle. "

 Frank Zappa
Dr Merrel
Newbie
*
Messages RP : 23
Messages: 24


Le savant fou


Voir le profil Possessions
« Répondre #44 le: Mars 07, 2010, 09:42:45 pm »

Il entendait leur voix, il entendait le moindre de leurs mouvements, il entendait leur respiration, il entendait jusqu’à leurs battements de cœur… Tony avait l’ouïe surdéveloppée. Par contre, il avait mentit, il ne voyait pas du tout ceux qu’il devait éliminer. Mais bleffer faisait partit du jeu. S’il s’était fait entendre, c’était pour mieux entendre en retour. Maintenant, le groupe était immobile et se concertait. A l’oreille, il pouvait les localiser au mètre près. Il avait reconnu Gody, le poltron de service. Lui, il le comptait presque en allié car il ne représentait pas le moindre danger et faisait un bouquant d’enfer. Idéal pour suivre les autres à la trace. Il avait reconnu Beek et en était surprit. Il croyait le mercenaire mort. L’humain était un pro et surtout, il était rusé. Méfiance donc. Enfin, le chaton avait reconnu Marverik et là, ça le mettait en joie. Il allait se venger de cet insupportable échidné. Hors de question de l’abattre d’une balle dans le crane, non. Faudra que ce soit lent, très lent, et très très douloureux aussi, et pourquoi pas un max humilient. Ouais, la total, le truc horrible par excellence quoi !

-Mon pot… murmura le chaton.

Et il caressa avec passion le canon de l’arme qu’il tenait en main. En bandoulière, il avait une seconde arme. Sa cartouchière était plaine à craqué. Et il avait mis tant de munitions dans ses poches que son short menaçait de lui tomber en bas des jambes. Il était un arsenal sur pattes. Il avait de quoi tenir tête à un char d’assaut ou à un hélicoptère. Toute fois, malgré les kilos de son équipement, il marchait d’un pas léger. Et, comme l’avait deviné Marverik, il faisait exprès de ne pas être discret. Le brut de sa marche résonnerait doucement dans les couloirs, un frottement doux et menaçant. Un frottement qui s’approchait lentement mais surement.


***

-Tout droit, on se dirige vers la sortie, répondit Beek à Marverik.

Il allait poursuivre mais il prit conscience qu’à présent, il était capable de deviner vaguement où se trouvait Tony. Rapidement, il fit un effort de mémoire pour avoir une idée de la disposition des salles et des couloirs de cet étage, puis il reprit.


-Il nous contourne. Il va arriver dans la dernière salle que nous avons traversés.
-Tout juste Beek ! lança Tony de sa voix mielleuse qui, une fois de plus, fut reprit en de nombreux échos.
-Ho putain ! Il entend tout ce qu’on dit !!! se lamenta Gody, proche de céder à la panique.
-Boucle-la Gody, répliqua Beek.
-Mais si, mais si, tonton Gody, parle ! Raconte l’effet que ça te fait de bientôt avoir les tripes à l’air ! Ha, ha, ha, ha ! fit le monstre.
-Il est derrière nous ! Y’a personne devant ! Et la sortie est devant !!! Moi je me casse !!! hurla Gody en partant en courant.
-Espèce de crétin, non ! tenta Beek, en vain.

Quelques secondes plus tard, le voyou avait disparu de la salle. Les deux autres virent la lumière de sa lampe torche s’éloigner puis disparaitre au détour d’un couloir. Le bruit de course diminua puis disparut totalement. Ce fut quand le silence revint que Tony s’exprima de nouveau. Il parla en chuchotant assez fort pour que les autres l’entendent.


-Mais qui a dis qu’il y avait personne devant ?

Nouveau rire dément. Beek ne se laissa pas impressionné, mais il fallait bien le reconnaitre, la situation devenait très délicate. Gody avait emporté la lampe torche, seule source de lumière dans ce sombre dédale. Voilà l’humain et l’échidné dans les ténèbres. Autant dire que tenir tête à Tony dans ses conditions était mission impossible. Heureusement, Beek ne tarda pas à saisir son briquet. La petite flamme brilla dans le noir. C’était mieux que rien. L’homme chercha quelque chose à faire bruler mais ici, tout était de roc et tout était humide…

Journalisée
Pages: 1 2 [3]
Imprimer
Aller à: