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Auteur Sujet: La première relique [Zéphyr]  (Lu 762 fois)
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« le: Janvier 17, 2010, 12:26:01 am »

Le coyote ouvrit les yeux. Tiens, il n’y avait pas de plafond au-dessus de sa tête. Un ciel au teint pâle le réveilla. Il leva de quelques centimètre la tête et sentit un petit paquet de neige couler dans son dos. Dans certaine zone de l’hémisphère nord de la planète, le blizzard s’était en effet installé avec un semblant d’hiver. Le problème, c’était que hier, le coyote s’était endormis en ayant bien trop chaud. Il se releva brusquement.
Il se rendu alors brusquement compte que la température ambiante était nettement dans les chiffres inférieurs. Il se mit à trembler.
Regardant autour de lui, il se rendit soudain compte qu’il était allongé dans quelque chose qui ressemblait à du bois. Une barque, de toute évidence. Il s’étira, se mit complétement debout en titubant, un terrible mal de tête lui vrillant les tempes. Sans comprendre sa présence ici, la très légère neige lui tombant dessus lui indiqua qu’il ne rêvait pas.
Après s’être adapté à la lumière du jour et avoir beaucoup cligner des yeux, il vit alors que, si la barque ne tanguait pas, s’était parce qu’elle était non pas échouée, mais posée sur une étendue glacée. L’eau avait gelée. Le ciel n’était pas pâle, mais tellement noir de nuage qu’il en était presque nocturne. Le soleil filtrait au travers de ce smog épais, en une lueur rouge, qui se reflétait sur le sol. Il enjamba le bord de la barque et fit quelque pas autour du petit bateau.

Il se remit à frissonner. D’abord parce que la première question qui lui vint à l’esprit était : « Est-ce que la glace va tenir ?! », mais apparement la solidité de la glace n’était pas un problème, pour le moment. Aussi loin qu’il pouvait voir, il n’y avait qu’un grand paysage plat, silencieux et immobile. Cependant, il sursauta, lorsqu’en faisant le tour, son regard s’attarda derrière lui.
Une autre barque était posé, à quelques mètre de la sienne. Une traînée de rayure sur la glace et un trou dans celle-ci lui indiqua qu’on avait tenté de la deplacer. Mais le plus impressionnant était cette pointe énorme, qui dépassait du sol gelé, tel une grande horloge solaire, encore quelques mètres plus loin.
Le coyote se déplaça précautionneusement sur la glace.
Il n’osait pas s’approcher davantage du menaçant edifice de métal. La tête lui tournait. Il se pencha au-dessus de l’autre petite embarcation, semblable à celle dans laquelle il s’était réveillé. C’était un corps d’hybride, le visage recouvert par une couverture. Un cadavre ?
L’hybride dont le bras poilu, couleur crème s’agita peu après n’était pas mort. Le coyote souleva la couverture pour faire réagir ce jeune individu dont il ne connaissait pas l’espèce.


- Eh, réveillez-vous.

Peut-être était-ce parce que la situation sortait largement de la normale, ou juste parce qu’il ne savait toujours pas la raison de sa présence en ces lieux cauchemardesque, mais il vouvoya par réflèxe l’individu. Peut-être parce que la race dont il semblait issu intriguait le coyote. Mais il ne bougea pas, semblant dormir profondément. Le coyote s’assit sur le côté de la barque, tentant de ne pas geler et de se souvenir de ce qui s’était passé un peu avant qu’il ne se réveil dans ces eaux troubles. C’est à ce moment qu’il se rendit compte que des lambeaux pendait de son T-shirt noir habituel. D’ailleurs, il n’en portait pas un.
Non, ce qu’il avait sur les épaules, c’était une camisole de force déchirée au bras, recouverte de sang. Il l’observa longuement.

Vraiment, il ne ne souvenait de rien.
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